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Crise du carburant : Les réparateurs en crise, les vélos à la Une

Alors que les conducteurs de motos peinent à trouver du carburant, les réparateurs de deux-roues voient leur clientèle se réduire. À l’inverse, les ateliers de réparation de vélos connaissent un regain d’activité, profitant du retour massif à ce moyen de transport plus accessible.

Traditionnellement, les garages de motos sont parmi les plus sollicités. Mais avec la crise actuelle, les propriétaires de motos roulent moins, faute de carburant. Les pannes mécaniques se raréfient, réduisant les revenus des petits réparateurs. Certains ateliers rapportent une baisse significative de leur chiffre d’affaires, mettant en péril leur survie économique. Les clients, eux, privilégient désormais la prudence et limitent leurs déplacements.

« Dans la journée je ne répare que deux ou trois motos. Il y a des jours où je ne reçois même un seul client. Mais avant cette crise je pouvais réparer une quinzaine de motos par jour », confie un réparateur.

Face à la flambée des prix et aux longues files d’attente dans les stations-service, de nombreux Maliens se tournent vers le vélo. Les ateliers spécialisés dans la réparation de bicyclettes enregistrent une hausse notable de fréquentation.

Les réparateurs de vélos « frottent les mains », selon l’expression populaire, car la demande explose : réglages de freins, changement de pneus, entretien des chaînes…

Le vélo est perçu comme une alternative économique et pratique, notamment pour les trajets courts en ville.

Cette crise révèle une tendance plus profonde. Le vélo redevient un outil de mobilité essentiel, surtout pour les jeunes et les travailleurs à revenus modestes.

Elle met en lumière la fragilité de la dépendance au carburant dans un pays où la moto est devenue un symbole de liberté et de rapidité. Elle ouvre aussi un débat sur la nécessité de promouvoir des moyens de transport durables et accessibles.

Si la crise du carburant fragilise un pan entier de l’économie informelle, elle offre paradoxalement une opportunité aux réparateurs de vélos et relance la culture cycliste dans les villes maliennes. Reste à savoir si cette tendance perdurera une fois la situation stabilisée, ou si le retour au carburant effacera ce nouvel équilibre.

Ousmane Mahamane

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