Des militaires en faction quadrillent jeudi matin toute la zone autour du palais présidentiel, où des tirs nourris avaient créé la panique parmi la population à la mi-journée la veille, au déclenchement du putsch.
Seuls quelques passants étaient visibles dans la grande artère principale menant vers le palais, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les écoliers, d’habitude en route à pied, pour leurs établissements n’étaient pas visibles jeudi matin.
Des patrouilles militaires ont surveillé la capitale dans la nuit de mercredi à jeudi, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Mercredi, des militaires ont annoncé avoir pris le “contrôle total du pays”, arrêté le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral en cours, alors que le pays attendait les résultats de la présidentielle et des législatives tenues le 23 novembre.
Les résultats provisoires officiels étaient attendus ce jeudi.
Un “Haut commandement pour la Restauration de l’ordre” a pris “la direction du pays jusqu’à nouvel ordre”, a annoncé mercredi à la presse le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés.
Selon une source militaire, une installation officielle d’un responsable de ce “Haut commandement militaire” est attendue jeudi.
La Guinée-Bissau, petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974.
C’est aussi un nouveau coup d’Etat en Afrique de l’Ouest qui en a déjà connu une série depuis 2020 au Mali, Burkina, Niger et en Guinée-Conakry.
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