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Élection Fecafoot 2025 ► scrutin sous tension

À 24 heures du vote, le suspense vire à la tempête : l’élection Fecafoot 2025 est maintenue malgré les injonctions ministérielles et les signaux rouges brandis de toutes parts. Réunis au Centre d’excellence de la CAF à Mbankomo, les délégués sont appelés à désigner le prochain exécutif, dans un climat où chaque minute semble peser une tonne. « On dirait qu’on veut aller vite-vite, comme si le pays attendait qu’on souffle seulement… », confie un acteur du football rencontré sur place.
La Fédération avance, le gouvernement freine. Alors, scrutin légitime ou passage en force masqué ?

Élection Fecafoot 2025 : entre injonctions, pressions et autonomie sportive

La tension autour de l’élection Fecafoot 2025 n’a jamais été aussi palpable.
Le Minsep, par un courrier adressé à la Fédération, demandait une suspension immédiate du processus, évoquant des « irrégularités flagrantes », des risques de troubles et des tensions internes susceptibles de menacer la paix sociale.

Mais la Fecafoot, elle, s’appuie sur un argument central : son autonomie, garantie par les textes de la FIFA et de la CAF.
Pour l’instance dirigeante du football camerounais, céder à une injonction gouvernementale reviendrait à violer les normes internationales encadrant les fédérations sportives.

Dès lors, deux légitimités s’entrechoquent :

  • celle de l’État, garant de l’ordre public ;
  • celle de la Fédération, responsable de la gouvernance footballistique.

Cette confrontation, devenue presque rituelle depuis plusieurs années, crée un flou institutionnel dommageable à la stabilité du football national.

Autonomie sportive ou crise ouverte ? Les enjeux d’un scrutin décisif

Au centre de cette élection se trouve un nom qui cristallise toutes les passions : Samuel Eto’o.
Même si la Fédération n’a pas officiellement dévoilé toutes les candidatures validées, beaucoup voient dans le maintien du scrutin une manière d’offrir un “boulevard royal” à l’ancien capitaine des Lions Indomptables.

Pour certains clubs et acteurs du football, l’élection ne devrait pas se résumer à une confrontation d’appareils mais à une mise à jour démocratique de la gouvernance en place.

« On veut juste un scrutin propre, pas un film d’action », lâche un dirigeant régional rencontré à Mfou.

Cependant, la présence d’un bras de fer entre l’État et la Fédération nourrit la suspicion.
D’un côté, le Minsep brandit l’argument de sécurité publique.
De l’autre, la Fecafoot se dit victime d’ingérence et rappelle les risques de sanctions de la FIFA, comme déjà observé dans certains pays africains.

L’enjeu dépasse donc les sièges électifs : c’est la crédibilité internationale du football camerounais qui se joue.

RÉACTIONS : UN SCRUTIN SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Sur les réseaux sociaux, les supporters s’enflamment.
Certains dénoncent une tentative de prise de contrôle politique de la Fecafoot, tandis que d’autres accusent la Fédération d’utiliser l’argument de l’autonomie pour écarter toute forme de transparence.

À Mbankomo, plusieurs délégués interrogés affirment être déterminés à aller jusqu’au bout du processus, malgré la pression gouvernementale.
D’autres avouent craindre des représailles, tant les positions semblent inconciliables entre les deux camps.

L’élection Fecafoot 2025 s’annonce comme l’une des plus explosives de l’histoire de la Fédération.
Entre injonctions ministérielles, accusations d’ingérence, revendications d’autonomie et enjeux de légitimité, le football camerounais vit un moment décisif.
Reste une interrogation brûlante : le scrutin permettra-t-il de stabiliser la maison Fecafoot ou ouvrira-t-il une crise encore plus profonde ?

Crédito: Link de origem

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