Le ministre Mamoudou Kassogue tient sa promesse : 234 ordinateurs offerts aux auditeurs de justice et aux greffiers en chef stagiaires
Premier à prendre la parole, le directeur général de l’INFJ, Dr. Toubaye Koné, a rappelé l’engagement formulé le 30 janvier 2025 par le ministre lors de la rentrée de la promotion : doter chaque auditeur et chaque greffier en chef stagiaire d’un ordinateur portable. “Cette promesse se réalise aujourd’hui, sous vos yeux, grâce à la remise de 234 ordinateurs, accompagnés de codes juridiques essentiels”, a déclaré le directeur, avant de détailler les dotations : un ordinateur complet pour chaque stagiaire, un Code pénal et un Code de procédure pénale remis individuellement, dix ouvrages spécialisés destinés à la bibliothèque et vingt recueils actualisés de circulaires du ministère.
Le directeur Toubaye Koné a salué une action qui s’inscrit “dans la continuité d’un effort amorcé depuis plusieurs années”, rappelant que la promotion précédente avait déjà bénéficié d’un appui similaire. “L’ordinateur n’est plus un accessoire : il est l’outil central de la nouvelle maquette pédagogique”, a-t-il insisté, soulignant l’importance de la compétence numérique dans la formation des futurs magistrats et greffiers. Avant l’intervention du ministre Kassogué, les représentants des auditeurs de justice et des greffiers en chef stagiaires ont tour à tour exprimé leur reconnaissance au département et à l’INFJ pour ces équipements. Ils ont salué “un geste qui dépasse la simple dotation matérielle” et ont promis de faire “un usage responsable, éthique et soutenu” des outils reçus, indispensables à la recherche juridique, à la rédaction des actes judiciaires et à l’apprentissage des nouvelles exigences numériques de la justice.
A l’ouverture de son intervention, le garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, s’est incliné devant la mémoire d’Idrissa Arizo Maïga, ancien avocat général à la Cour d’appel de Bamako, décédé la veille, et a fait observer une minute de silence en hommage.
Il a replacé la cérémonie dans un contexte plus large : celui des réformes profondes engagées depuis plusieurs années. Recrutements massifs, renforcement des capacités humaines, amélioration des infrastructures… autant d’efforts visant à doter le pays “d’une nouvelle génération d’acteurs judiciaires techniquement qualifiés et moralement intègres”.
Le ministre Mamoudou Kassogué a rappelé qu’à son époque, “la mallette de l’auditeur de justice” se limitait à quelques documents difficiles d’accès. “Le rêve d’hier est devenu réalité aujourd’hui”, a-t-il affirmé, saluant les progrès spectaculaires de l’Institut.
Pour le ministre, ces dotations ne sont ni un luxe, ni une faveur, mais “une nécessité absolue” dans un contexte de refondation de la justice malienne. L’ordinateur et les outils remis constituent désormais, selon lui, la base incontournable du travail judiciaire moderne.
Le ministre Kassogué a également tenu à saluer les “progrès historiques” réalisés à l’INFJ sous la direction de Dr. Toubaye Koné, dont il a loué “l’engagement, la vision et le travail acharné”. Il a rendu hommage au personnel enseignant, “souvent mobilisé dans des conditions difficiles”, mais toujours porté par le sens du devoir.
En clôturant la cérémonie, Mamoudou Kassogué a renouvelé son engagement personnel à soutenir l’INFJ aussi longtemps qu’il aura la responsabilité du département. “Rien ne sera épargné pour garantir une formation initiale et continue à la hauteur des ambitions de la justice émergente”, a-t-il assuré.
Crédito: Link de origem
