Le Port Autonome de Douala serre la vis. À compter du 1er janvier 2026, toutes les opérations de scanning des marchandises au port de Douala-Bonabéri seront désormais assurées exclusivement par Transatlantic D.S.A. L’annonce, faite le 26 décembre 2025 par la Direction générale du PAD, marque un tournant dans la chaîne logistique portuaire. Frais, contrôle, délais : les importateurs sont directement concernés. Ce changement va-t-il fluidifier ou compliquer le passage des marchandises ?
Un scanning désormais centralisé et obligatoire
À partir du 1er janvier 2026, le scanning non intrusif des cargaisons au Port Autonome de Douala-Bonabéri ne sera plus dispersé. Selon le communiqué officiel signé par le Directeur général Cyrus Ngo’o, cette mission revient exclusivement à Transatlantic D.S.A., concessionnaire agréé par le PAD.
Autre changement majeur : les frais de scanning devront être payés directement dans les bureaux de Transatlantic D.S.A., situés à l’intérieur du port, précisément à l’immeuble Quiferou. Toute cargaison dont les frais ne seront pas acquittés ne pourra plus poursuivre son circuit logistique. Une mesure qui met fin aux arrangements informels souvent dénoncés par les opérateurs.
Vers une sécurisation totale du périmètre portuaire
Le PAD vise un contrôle à 100 %
À terme, le PAD annonce une extension du scanning à l’ensemble du périmètre de concession, couvrant toutes les marchandises, à l’import comme à l’export. L’objectif affiché est clair : atteindre un taux de contrôle de 100 %, conformément à la politique nationale de sécurisation des frontières et du territoire.
Cette réforme intervient dans un contexte où le port de Douala, principal hub maritime du pays, est régulièrement critiqué pour les lenteurs, la fraude et les pertes de recettes. Le PAD promet par ailleurs un texte spécifique pour détailler les procédures de scanning à l’importation et à l’exportation.
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