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Discours Biya 2025 ► Promesses choc & avertissements

Près de 50 milliards de FCFA sont déjà prévus au budget 2026 rien que pour les jeunes entrepreneurs. Ce chiffre, dévoilé ce 31 décembre 2025 par le Président Paul Biya dans son traditionnel message à la Nation, marque le ton d’un discours à la fois bilan et feuille de route. Face aux Camerounais, le Chef de l’État, récemment reconduit, a dressé le portrait d’une nation ayant « résolument » progressé malgré les défis, tout en lançant de sévères mises en garde contre les « marchands d’illusions » et les discours de division. Mais au-delà des annonces, le pays retiendra-t-il l’appel à l’unité ou les fractures persisteront-elles ?

Un bilan présenté comme « visible et palpable »

Dans son allocution prononcée depuis Yaoundé, le Président Biya a défendu l’action de son gouvernement sur plusieurs fronts. Sur le plan politique, il a affirmé que la démocratie s’était « véritablement enracinée », saluant la maturité des électeurs malgré les « soubresauts » post-électoraux. La sécurité reste une priorité, avec des éloges appuyés pour le « professionnalisme » des forces de défense face au terrorisme.

Les projets d’infrastructures ont été largement mis en avant. Le Chef de l’État a cité la mise en service du barrage de Nachtigal, le développement des centrales solaires dans le Nord, et la réhabilitation des réseaux d’eau et d’électricité. « La question de l’amélioration de nos infrastructures routières est au centre de mes préoccupations », a-t-il assuré, annonçant un programme spécial pour l’année 2026. Une mesure attendue par des milliers d’usagers, à l’image des habitants de Douala qui subissent au quotidien la dégradation des axes.

Priorité jeunesse et fermeté : la double promesse

Le discours a réservé une place centrale aux jeunes et aux femmes. Paul Biya a réitéré que leur situation serait « au centre de [ses] priorités ». Outre la provision budgétaire de 50 milliards pour les projets des jeunes, il a promis une application stricte des mesures pour une plus grande participation dans la gestion des affaires publiques. « Ce qui continuera à être privilégié (…) ce sont les qualifications, les compétences, la probité », a-t-il nuancé, appelant à ne pas stigmatiser les autres catégories d’âge.

Mais le ton s’est durci en deuxième partie de discours. Le Président a dénoncé avec vigueur « le recours à la violence dans les paroles », « le sentiment rampant d’impunité » et les « discours de haine » qui menacent, selon lui, les fondements du pays. Il a pointé du doigt les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, promettant une « reprise en main vigoureuse » des secteurs touchés par le désordre. « Ce n’est pas acceptable », a-t-il lancé, fermement.

Un appel à l’unité dans la tourmente

Le message final a été un vibrant plaidoyer pour le « vivre-ensemble ». « Nous sommes une mosaïque que beaucoup envient. Cette particularité est un atout indéniable », a déclaré le Chef de l’État, exhortant les Camerounais à en faire le « creuset » de leur unité. Il a fondé de « réels espoirs » dans le dialogue communautaire qu’il a encouragé, appelant autorités et chefs traditionnels à s’y engager.

Alors que la page 2025 se tourne sur un discours mêlant promesses de prospérité et avertissements sans fard, la vraie question demeure : les Camerounais parviendront-ils à écrire l’année 2026 ensemble, dans la paix et le progrès tant espérés ? La balle est aussi dans le camp de la population.

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