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Paul Biya renforce la sécurité du Port de Douala

Dans une décision souveraine majeure pour la sécurité nationale, le Président de la République, S.E. Paul Biya, a ordonné une refonte complète du dispositif de scanning des marchandises au Port Autonome de Douala. À compter du 1er janvier 2026, l’inspection non intrusive des cargaisons sera exclusivement assurée par Transatlantic D S.A., dans le cadre d’une concession de type BOT (Build-Operate-Transfer) qui place l’État camerounais au cœur du dispositif. Cette décision présidentielle met fin à une décennie de défaillances opérationnelles et de failles sécuritaires qui ont affaibli la souveraineté portuaire nationale. Loin d’être une simple alternance d’opérateurs, cette réforme marque le retour de l’État dans une fonction régalienne stratégique, avec un modèle de partenariat public-privé qui crée de la valeur durable pour le Cameroun. Décryptage d’une révolution silencieuse dans la sécurité des frontières économiques camerounaises.

Une décision présidentielle pour restaurer la souveraineté portuaire

Le communiqué N°0583/253 du Port Autonome de Douala, publié le 26 décembre 2025 et signé par le Directeur Général Cyrus Ngo’o, ne laisse place à aucune ambiguïté : « À compter du 1er janvier 2026, les opérations d’inspection non intrusive des cargaisons (scanning) au Port de Douala-Bonabéri sont exclusivement assurées par Transatlantic D S.A., dans le cadre de la concession qui lui a été accordée par le Port Autonome de Douala. »

Mais au-delà du formalisme administratif, c’est bien une instruction du Chef de l’État qui a conduit à ce changement radical. Conscient des failles sécuritaires accumulées depuis 2015, le Président Paul Biya a personnellement ordonné la reprise en main de cette fonction stratégique, trop longtemps abandonnée à une logique purement commerciale déconnectée des impératifs de sécurité nationale.

« Le scanning des marchandises n’est pas un service commercial comme les autres. C’est une mission de souveraineté, au même titre que le contrôle des frontières terrestres ou aériennes », explique un expert contacté par 237online.com

Dix années de défaillances structurelles

Entre 2015 et 2025, le Cameroun a confié l’inspection par scanner de ses marchandises à un opérateur dont le bilan opérationnel soulève aujourd’hui de graves interrogations. Sans entrer dans la polémique, les faits parlent d’eux-mêmes :

Couverture partielle et angles morts majeurs : Pendant une décennie, seule une fraction des flux portuaires a été effectivement scannée. Les conteneurs vides, les marchandises en transit et certains flux à l’exportation échappaient systématiquement au contrôle, créant des failles béantes dans la chaîne de sécurité. Des armes, des produits prohibés et des cargaisons illégales ont pu transiter sans détection.

Scanning hors zone sécurisée : L’organisation du scanning à l’exportation en dehors de l’enceinte portuaire a ouvert la voie à des manipulations post-scan, des substitutions de marchandises et des reconstitutions frauduleuses de flux. Une aberration sécuritaire que les experts internationaux n’ont cessé de dénoncer.

Sous-équipement chronique : Malgré des engagements contractuels précis, seulement quatre scanners ont été effectivement déployés et exploités après sept années d’exécution. Les promesses de scanners mobiles supplémentaires et de renouvellement progressif des équipements n’ont jamais produit les effets attendus.

Opacité financière totale : Aucun audit public indépendant n’a été communiqué en dix ans d’exploitation. Aucun état consolidé des recettes. Aucune reddition de comptes claire au profit du Trésor public camerounais. Une zone d’ombre incompatible avec les standards de gouvernance modernes.

Transatlantic D : un modèle radicalement différent

Face à ces défaillances, la solution retenue par le Président de la République repose sur trois piliers stratégiques : souveraineté, technologie et création de valeur pour l’État.

1. Un dispositif 100 % intégré dans la zone portuaire sécurisée

Contrairement au modèle précédent, tous les points de scanning sont désormais implantés à l’intérieur de l’enceinte du Port Autonome de Douala, sous contrôle direct des autorités portuaires et douanières. Cette intégration physique élimine les angles morts et garantit l’intégrité de la chaîne logistique du déchargement à la sortie des marchandises.

« Plus aucun conteneur ne pourra quitter le port sans avoir été scanné et validé électroniquement. C’est une révolution dans notre dispositif de sécurité nationale », se réjouit un responsable des douanes camerounaises.

2. Couverture totale : 100 % des marchandises scannées

Le nouveau dispositif ne connaît aucune exception. Tous les conteneurs — import, export, transit, pleins ou vides — sont soumis au scanning obligatoire. Cette exhaustivité met fin à la logique de facturation sélective qui prévalait jusqu’ici et aligne le Cameroun sur les standards des grands ports internationaux comme Rotterdam, Singapour ou Djibouti.

« Dans les ports modernes, la sécurité ne se négocie pas. On scanne tout, tout le temps, indépendamment de la rentabilité commerciale de l’opération », rappelle un expert portuaire.

3. Technologies de nouvelle génération

Transatlantic D déploie des équipements de scanning de dernière génération, des unités mobiles d’inspection, des outils avancés d’analyse d’images assistée par intelligence artificielle et un système de transmission numérique sécurisée. Les résultats d’inspection sont mis à disposition directe des administrations habilitées (Douanes, Sécurité, Défense) dans un cadre de traçabilité totale.

« Ce n’est plus un simple scanner. C’est un système intégré de détection, d’analyse et de transmission qui répond aux normes ISO les plus exigeantes », précise un ingénieur de Transatlantic D.

4. Multi-sites pour fluidifier le trafic

Pour éviter la congestion et optimiser les flux, plusieurs sites de scanning ont été déployés au sein du Port Autonome de Douala. Cette stratégie multi-points garantit la fluidité opérationnelle tout en maintenant un niveau de contrôle maximal.

Un modèle de concession qui crée de la valeur pour l’État

Ce qui distingue fondamentalement Transatlantic D du modèle précédent, c’est la philosophie du partenariat. Loin d’être une privatisation déguisée, la concession accordée à Transatlantic D repose sur un modèle BOT (Build-Operate-Transfer) qui place l’État camerounais au centre du dispositif.

Les garanties financières et patrimoniales pour le Cameroun :

Redevance d’entrée : Transatlantic D a versé une redevance initiale substantielle à l’État camerounais, sécurisant d’emblée un retour financier immédiat.

Redevances régulières : Des versements périodiques seront effectués au profit du Port Autonome de Douala tout au long de la concession, créant un flux de revenus prévisible et durable.

Représentation du Port au Conseil d’Administration : Le Port Autonome de Douala dispose d’une représentation au sein du CA de Transatlantic D, garantissant une gouvernance partagée et une transparence totale.

Réversion des équipements : À l’issue de la concession, tous les équipements, infrastructures et technologies déployés redeviennent propriété du Port Autonome de Douala, constituant ainsi un patrimoine national durable.

Centre de formation et de maintenance national : Transatlantic D s’engage à créer un centre de formation et de maintenance sur le territoire camerounais, développant des compétences locales et réduisant la dépendance technologique externe.

Infrastructures durables : Contrairement à un modèle locatif, les investissements réalisés par Transatlantic D deviennent des biens publics au service de l’État camerounais.

« Ce n’est pas une dépendance privée, c’est un investissement public financé par un partenaire privé. À terme, le Cameroun récupère tout : les équipements, la technologie, les infrastructures. C’est le modèle gagnant-gagnant par excellence », analyse un économiste.

Transparence et traçabilité : les nouveaux standards

Autre rupture majeure : la transparence financière et opérationnelle. Transatlantic D s’est engagée à mettre en place des audits réguliers, une traçabilité numérique complète des opérations et une reddition de comptes claire aux autorités camerounaises.

« Chaque conteneur scanné est tracé électroniquement, chaque paiement est enregistré, chaque image est archivée de manière sécurisée. Il n’y aura plus de zone grise », assure un cadre de Transatlantic D.

Un signal fort pour les investisseurs internationaux

Au-delà de la sécurité nationale, cette réforme envoie un signal puissant aux opérateurs économiques et investisseurs internationaux : le Cameroun modernise ses infrastructures critiques, aligne ses pratiques sur les standards mondiaux et affirme sa souveraineté portuaire.

1er janvier 2026 : le jour J

Dès ce jeudi 1er janvier 2026, le nouveau dispositif entre officiellement en vigueur. Les opérateurs économiques sont invités à se familiariser avec les nouvelles procédures :

  • Paiement des frais de scanning : Directement au bureau de Transatlantic D situé dans l’IMMEUBLE QUIFFEROU, zone portuaire de Douala
  • Conteneurs à l’exportation : Scanning obligatoire avant entrée en zone terminale
  • Conteneurs à l’importation : Scanning obligatoire immédiatement après déchargement
  • Validation électronique : Vérification automatique du statut de paiement et d’inspection aux points de contrôle

« Nous avons mis en place des équipes dédiées pour accompagner les opérateurs durant cette phase de transition. L’objectif est zéro perturbation », rassure la direction de Transatlantic D.

Le Cameroun tourne une page. Dix années de dysfonctionnements, de failles sécuritaires et d’opacité financière prennent fin ce 1er janvier 2026. La décision du Président Paul Biya de confier le scanning des marchandises à Transatlantic D dans le cadre d’une concession souveraine et transparente marque le retour de l’État dans une fonction régalienne trop longtemps délaissée.

Ce n’est pas un simple changement d’opérateur. C’est une refondation complète du modèle de sécurité portuaire camerounais, aligné sur les standards internationaux, doté de technologies de pointe et structuré autour d’un partenariat public-privé qui crée de la valeur durable pour le Cameroun.

Avec 100 % des marchandises désormais scannées, un dispositif intégré dans la zone portuaire sécurisée, des redevances régulières pour l’État et la réversion future des équipements au profit du Port Autonome de Douala, le Cameroun ne subit plus sa sécurité portuaire : il la reprend en main.

Le port de Douala, porte d’entrée de l’Afrique centrale, méritait cette révolution. Le Président de la République l’a comprise. Transatlantic D la concrétise. Le Cameroun en récoltera les fruits.

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