Lutte contre la corruption au Mali : la société civile et les structures de contrôle unissent leurs efforts
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Mali, avec pour ambition de renforcer la synergie entre les acteurs étatiques et non étatiques.
« La lutte contre la corruption n’est ni un slogan ni une option. C’est une exigence de gouvernance et un engagement moral envers les citoyens », a déclaré Mme Traoré Nana Sissako, vice-présidente de la Plateforme des Femmes Leaders du Mali (PFLM), qui a prononcé le discours d’ouverture de la rencontre. Selon elle, la corruption constitue un enjeu majeur de gouvernance publique, fragilisant l’État, sapant la confiance des citoyens et compromettant durablement l’efficacité de l’action publique.
Le Bureau du Vérificateur général (BVG), l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le Contrôle général des services publics (CGSP) ainsi que le Pôle national économique et financier (PNEF) figuraient parmi les structures étatiques invitées à cette concertation avec les organisations de la société civile.
Aux dires de Mme Traoré Nana Sissako, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption offre un cadre clair, mais son efficacité, a-t-elle assuré, dépend de son appropriation et de sa mise en œuvre concertée par l’ensemble des acteurs concernés. Selon elle, la présente rencontre vise à dépasser les échanges ponctuels pour aller vers une collaboration structurée, pérenne et opérationnelle entre les structures de contrôle et la société civile.
À l’instar du président du Conseil national de la société civile, la présidente de la CAFO, Mme Goundo Sissoko, a remercié les participants ainsi que les experts panélistes présents à cette rencontre. La présidente de la Coordination des organisations et ONG féminines du Mali a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement du dialogue entre les organisations de la société civile, l’État et les partenaires, un projet financé par l’Union européenne.
Les participants ont exprimé leur volonté commune de traduire les échanges en actions concrètes, coordonnées et évaluables, afin de renforcer la transparence, la redevabilité et la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Les travaux de cette rencontre de concertation ont ainsi été officiellement ouverts dans un esprit de responsabilité partagée et d’engagement en faveur d’une gouvernance plus intègre au Mali.
Mamadou TOGOLA/maliweb.net
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