Un discours d’environ vingt minutes au cours duquel il a décliné plusieurs projets pour l’année 2026, même si celui-ci est resté avare en chiffres et en chronogrammes précis. Le propos laisse néanmoins transparaître, chez le Chef de l’État, une certaine confiance quant à l’avènement d’un Mali meilleur.
« L’année 2026 sera l’année de la consolidation, de la conquête du bien-être et du progrès », a promis le Président de la Transition à la fin de son message de Nouvel An. Mais avant cette projection, le général Assimi Goïta a adressé un avertissement clair aux délinquants financiers, dont les agissements ternissent régulièrement les rapports des structures publiques de contrôle.
Selon le Président de la Transition, la lutte contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité n’est pas une option. « Elle s’impose comme un devoir », a-t-il martelé. À l’en croire, la création d’un Pôle national économique et financier, ainsi que celle de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués, participe à l’affirmation de cette règle.
Ces efforts démontrent, selon le Chef de l’État, « que nul n’est au-dessus de la loi et que l’argent indûment soustrait à la nation doit obligatoirement revenir à la nation ».
2026… l’année des partis politiques ?
Un pan du discours du Chef de l’État n’a sans doute pas échappé aux acteurs politiques, anciens comme nouveaux, parfois regroupés au sein de mouvements de soutien à la Transition. « L’année 2026 ouvrira les sentiers de concertation nécessaires autour de l’avant-projet des lois déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques prévues à l’article 39 de la Constitution », a annoncé le Président de la Transition.
Il a, par ailleurs, justifié la dissolution des partis politiques comme un moyen de « repartir sur des bases plus saines et plus justes et de procéder à l’audit des partis politiques », conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation.
Toutefois, ce retour annoncé des partis politiques ne saurait être assimilé à un retour à l’ordre constitutionnel, marqué par des pouvoirs publics émanant du peuple, tel que l’exige la Constitution de juillet 2023. En effet, le budget des élections a disparu de la Loi de finances 2026.
Mamadou TOGOLA/maliweb.net
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