La nouvelle a frappé comme un coup de tonnerre. Le 2 janvier 2026, le journaliste Sam Séverin Ango a été incarcéré à la prison centrale d’Ebolowa, dans la région du Sud. Recherché depuis décembre, il a été interpellé à Yaoundé avant son transfert sous escorte. Selon plusieurs sources concordantes, il doit purger trois ans de prison ferme. Une affaire à dimension privée qui secoue profondément le paysage médiatique camerounais. Comment en est-on arrivé là ?
Une affaire judiciaire devenue publique
Selon nos informations et des sources médiatiques, dont Médiatude, Sam Séverin Ango faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis en décembre 2025. Son arrestation est intervenue à Yaoundé avant son transfèrement immédiat vers Ebolowa, où la décision judiciaire a été exécutée sans délai.
Les faits reprochés au journaliste seraient liés à un litige judiciaire l’opposant à son ex-compagne, Geneviève Ngo Ntamack. Celle-ci l’accuse notamment d’irrégularités financières dans un projet immobilier et sanitaire, évoquant un préjudice de plus de 30 millions de FCFA. Des accusations formulées publiquement dès novembre 2023, puis portées devant les juridictions compétentes du Sud.
Après une longue procédure, la justice aurait prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement ferme, assortie d’un an de contrainte par corps, selon les mêmes sources. En avril 2025, une vidéo devenue virale montrait le journaliste impliqué dans une altercation liée auÉgalement, en décembre 2025, la plaignante confirmait publiquement l’existence d’une condamnation imminente.
Cette incarcération intervient dans un contexte particulier : Sam Séverin Ango s’était récemment illustré comme soutien du président Paul Biya, après un long parcours dans l’opposition. Un positionnement politique qui n’a manifestement pas pesé face à la rigueur de la décision judiciaire.
L’incarcération de Sam Séverin Ango rappelle la frontière stricte entre notoriété publique et responsabilité privée. L’affaire continue de susciter débats et appels à la solidarité. La justice camerounaise a-t-elle définitivement clos ce dossier sensible ?
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