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Remaniement Cameroun ► attendu d’ici 1 à 2 ans

L’annonce avait suscité espoir et spéculations. Le 31 décembre 2025, lors de son discours de fin d’année, Paul Biya évoquait un remaniement gouvernemental « dans les prochains jours ». Plus d’une semaine après, rien n’a bougé. Dans les ministères comme à Yaoundé, l’attente s’installe et les calculs se font plus froids. « On a déjà vu ça », glisse un cadre administratif, mi-ironique, mi-résigné. Faut-il désormais se préparer à une échéance repoussée à un ou deux ans ?

Un calendrier politique qui s’étire

Au Palais de l’Unité, le temps politique ne se mesure pas toujours en semaines. Depuis le discours présidentiel diffusé sur la CRTV, aucun décret n’est venu confirmer l’imminence du remaniement. En coulisses, plusieurs sources concordantes évoquent désormais un horizon 2026–2027, bien au-delà des attentes initiales. Ce glissement n’est pas inédit : le pouvoir camerounais a souvent privilégié la stabilité apparente à la précipitation.

Cette attente prolongée ravive un vieux souvenir dans la mémoire politique nationale : le fameux « décret de Fofé ». Une simple phrase présidentielle, prononcée lors d’une cérémonie de vœux, avait suffi à nourrir l’espoir d’une nomination… qui n’était intervenue que quatre ans plus tard. Pour beaucoup d’observateurs, la comparaison n’est pas anodine. Elle rappelle que, sous Paul Biya, l’annonce n’équivaut pas toujours à l’exécution immédiate.

Entre patience institutionnelle et fatigue populaire

Dans les administrations, cette perspective d’un remaniement attendu dans un à deux ans entretient un climat particulier. Certains ministres renforcent leur ancrage, d’autres se contentent de gérer l’existant, sans prendre de risques. « Personne ne veut faire de vagues », confie un haut fonctionnaire. À l’opinion publique, elle, la situation inspire lassitude et ironie. Sur les réseaux, les Camerounais oscillent entre humour et agacement : ce n’est pas du jeu, disent-ils souvent.

Pourtant, cette temporalité longue répond aussi à une logique politique. En repoussant le remaniement, le chef de l’État garde la main, observe les équilibres internes et évite de rouvrir trop tôt le jeu des ambitions. Le remaniement devient alors moins un événement imminent qu’un levier stratégique, actionnable au moment jugé opportun.

Annoncé mais sans échéance ferme, le remaniement semble désormais inscrit dans le temps long. Un ou deux ans d’attente supplémentaires ne surprendraient plus grand monde. Reste une question simple : les Camerounais sont-ils encore prêts à patienter ?

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