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Paul Biya ONU 2026 ► alerte mondiale

Le ton était grave, presque solennel. Ce 08 janvier 2026, à Yaoundé, le président Paul Biya a adressé un message fort au corps diplomatique accrédité au Cameroun. Terrorisme, atteintes à la souveraineté des États, recul du droit international : le Chef de l’État a dressé un constat sombre d’un monde en perte de repères. « La voie des armes est très souvent une voie sans issue », a-t-il averti. Face à cette spirale dangereuse, la communauté internationale peut-elle encore éviter l’effondrement du système mondial ?

Cameroun–ONU : un plaidoyer ferme pour le multilatéralisme

Recevant les vœux du corps diplomatique pour l’année 2026, Paul Biya a rappelé le rôle actif joué par le Cameroun sur la scène internationale. Le pays a récemment achevé, le 9 septembre 2025, son mandat à la présidence de la Assemblée générale des Nations unies. Une mission menée, selon le Chef de l’État, avec « l’appui et le soutien de l’ensemble de la communauté internationale ».

Dans un contexte mondial jugé « particulièrement difficile », le Cameroun a continué de défendre le multilatéralisme et la solidarité entre les peuples. Paul Biya a salué plusieurs avancées majeures, notamment l’adoption du Pacte pour l’Avenir en septembre 2024, ainsi que celle de la Déclaration sur l’Économie Bleue Durable, adoptée à Yaoundé en juillet 2025. Des textes qui, selon lui, renforcent la capacité du système international à répondre aux défis globaux.

Terrorisme, conflits et souveraineté : un avertissement sans détour

Mais le cœur du discours résidait ailleurs. Paul Biya n’a pas masqué son inquiétude face à la multiplication des crises armées à travers le monde. « Les conflits prolifèrent, avec leur cortège de pertes en vies humaines », a-t-il déclaré, soulignant l’impact direct sur le développement des pays et le bien-être des populations. Pour le président camerounais, si cette dynamique se poursuit, le système international « risque de s’effondrer ».

Le Chef de l’État a une nouvelle fois insisté sur la responsabilité centrale des Nations unies. Considérant que la paix durable ne peut passer par la guerre, il a plaidé pour un renforcement du rôle de l’ONU et pour la poursuite de la réforme du Conseil de sécurité, une revendication chère aux pays africains. « Une paix juste passe nécessairement par d’autres moyens », a-t-il martelé, appelant au dialogue et à la conciliation.

Yaoundé, carrefour diplomatique en 2026

Au-delà des discours, le Cameroun entend continuer à peser dans le concert des nations. Paul Biya a annoncé que le pays accueillera cette année la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, un rendez-vous stratégique à l’heure où le retour à l’unilatéralisme gagne du terrain. Pour Yaoundé, cet événement sera une occasion de magnifier les vertus du multilatéralisme et de renforcer les partenariats internationaux.

Devant les diplomates, le président a enfin réaffirmé l’engagement constant du Cameroun en faveur de la paix, du développement et de la coopération entre les peuples. Un message de continuité, mais aussi d’alerte, dans un monde qu’il juge à la croisée des chemins.

En ce début d’année 2026, Paul Biya a livré un avertissement clair au monde : sans dialogue ni respect du droit international, le chaos menace. Le multilatéralisme saura-t-il encore s’imposer face aux logiques de force ?

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