Coup de théâtre politique à Yaoundé. Cet après-midi, le Conseil constitutionnel a rejeté la requête visant la destitution du président Paul Biya, déposée par l’homme politique Olivier Bile. Saisie le 9 janvier 2026, la démarche n’a pas franchi le cap de la recevabilité. L’annonce, tombée dans un climat de forte attente, provoque réactions et commentaires. Le débat institutionnel est-il définitivement clos ?
Une requête jugée irrecevable
Selon les informations communiquées, le Conseil constitutionnel a estimé que la requête d’Olivier Bile ne remplissait pas les conditions prévues par la loi pour engager une procédure de destitution du chef de l’État. Le leader du mouvement Les Libérateurs fondait son action sur l’article 55 de la loi régissant l’institution, évoquant une incapacité présumée du président à exercer ses fonctions.
Dans sa décision, l’organe constitutionnel n’a pas retenu les arguments avancés, mettant fin à une initiative qui avait suscité un vif intérêt sur la scène politique et sur les réseaux sociaux. À Yaoundé, plusieurs observateurs soulignent que cette décision confirme la ligne constante du Conseil en matière de contentieux institutionnel.
Âgé de 58 ans, Olivier Bile, ancien candidat à la présidentielle, n’a pour l’heure pas réagi officiellement à ce rejet. Aucune indication n’a été donnée sur une éventuelle autre voie de recours. Du côté des autorités, le silence prévaut, alors que l’actualité reste marquée par l’attente d’un nouveau gouvernement après la prestation de serment du 6 novembre 2025.
Avec ce rejet, le Conseil constitutionnel referme un épisode politique très suivi. L’initiative d’Olivier Bile aura-t-elle un prolongement politique ou médiatique ? Le débat reste ouvert dans l’opinion.
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