Le dossier prend une tournure explosive à Yaoundé. Dans l’affaire de l’assassinat de Mballa Marie-Lou, l’universitaire et homme politique Vincent-Sosthène Fouda réclame la levée de l’immunité parlementaire du sénateur Sylvestre Ngouchinghe. Au cœur de la polémique, un conflit d’héritage aux enjeux financiers lourds. « La vérité doit éclater », insiste-t-il. La justice ira-t-elle jusqu’au bout ?
Un crime méthodique sur fond d’héritage explosif
Les faits se déroulent dans le quartier Mvan, au sud de la capitale. Revenue au Cameroun le 4 janvier 2026 pour rapatrier les cendres de son époux, Marie-Lou Mballa est retrouvée assassinée à son domicile. Les éléments de l’enquête décrivent une intrusion longue et troublante : fouille méthodique sans vol, occupation des lieux pendant près de 24 heures, cuisine sur place, nuit passée dans la maison, puis un départ organisé avec la porte verrouillée pour retarder la découverte.
Un appel glaçant du gardien, Mamadou Bada, annonçant le drame, précède sa disparition. Il fait désormais l’objet de recherches. Ancienne cadre de la BEAC, la victime appartenait à une lignée influente, liée aux familles Mvog Fouda et Etoudi, au cœur de réseaux familiaux et institutionnels étendus.
En toile de fond, des litiges fonciers estimés entre un et deux milliards de FCFA, impliquant le sénateur Sylvestre Ngouchinghe, homme d’affaires bien connu. Pour Vincent-Sosthène Fouda, les faits excluent un acte impulsif et justifient que l’immunité parlementaire « ne serve pas de bouclier ». Il appelle à entendre toutes les parties, sans entrave.
L’assassinat de Mballa Marie-Lou s’impose comme un dossier majeur mêlant crime, héritage et pouvoir. La levée d’immunité sera-t-elle accordée ? L’opinion attend désormais des actes clairs de la justice.
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