À moins d’un an des élections municipales et législatives de 2026, une déclaration fait l’effet d’une bombe. Le boycott annoncé du FSNC divise profondément la classe politique et enflamme le débat public. En cause : une sortie tranchante d’Edmond Kamguia, éditorialiste à Équinoxe TV, qui estime que refuser d’aller aux urnes serait « une trahison du peuple ». Face à lui, le camp d’Issa Tchiroma Bakary assume une ligne dure. Faut-il boycotter ou participer pour exister politiquement ?
Boycott FSNC élections 2026 : une ligne de fracture
Le débat est relancé depuis le 15 janvier 2026, date à laquelle Alice Nkom, porte-parole d’Issa Tchiroma Bakary, a rendu public un communiqué sans ambiguïté. Le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) n’ira ni aux législatives ni aux municipales, estimant que participer reviendrait à « cautionner la forfaiture ». Une position radicale, qui tranche avec l’élan populaire engrangé lors de la présidentielle du 12 octobre 2025, où Issa Tchiroma est arrivé deuxième.
Sur le plateau de l’émission Droit de Réponse sur Équinoxe TV, Edmond Kamguia n’a pas mâché ses mots. « Ne pas y aller, c’est en réalité trahir le peuple camerounais », affirme-t-il, évoquant une rupture morale avec les électeurs qui ont porté le candidat du FSNC. Pour l’éditorialiste, le boycott risque surtout de diluer l’enthousiasme populaire et de laisser le terrain libre au pouvoir en place.
L’argument central repose sur un chiffre politique clé : 2026, année charnière censée traduire dans les urnes locales le vote présidentiel de 2025. Selon Kamguia, refuser cette étape, c’est « mettre les électeurs dans l’embarras » et affaiblir durablement une dynamique pourtant rare dans l’opposition.
Mais la controverse ne s’arrête pas là. Du côté du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Me Sikati dénonce une forme d’amalgame. Il rappelle que le boycott de 2020, déjà expérimenté, n’a pas produit les résultats espérés et que chaque parti reste libre de sa stratégie. Plus incisif encore, Salomon Beas accuse certains médias de pratiquer une « indignation sélective », rappelant que les mêmes arguments servaient autrefois à défendre le boycott du MRC.
Entre cohérence politique, fidélité aux électeurs et stratégies divergentes, le boycott FSNC élections 2026 révèle une opposition fragmentée, traversée par des rivalités profondes.
À l’approche des élections de 2026, le boycott du FSNC agit comme un révélateur des fractures de l’opposition. Entre trahison dénoncée et stratégie assumée, le débat reste ouvert. Le peuple tranchera-t-il dans les urnes… ou dans l’abstention ?
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