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Affaire d’escroquerie présumée : le journaliste Brand Kamga incarcéré à Kondengui

Trans Afrique

Cité dans une affaire mêlant escroquerie sentimentale présumée, faux documents et tentative d’enlèvement, le journaliste Brand Kamga, rédacteur en chef à Naja Tv, est incarcéré depuis le 19 janvier dernier. Les faits rapportés impliquent plusieurs protagonistes et soulèvent de lourdes interrogations judiciaires.

Selon le journal Courrier du Cameroun, tout commence avec le nommé Denis Gréard, un ressortissant français, qui se dit victime d’une escroquerie sentimentale et financière. Selon lui, une Camerounaise, Annette Josiane Wandji Njikeu, l’aurait manipulé après un reportage vantant son parcours sportif. Une relation amoureuse s’installe rapidement, jusqu’à une promesse de mariage formulée depuis l’Europe. Cependant, la jeune femme impose une condition préalable, liée à la reconnaissance officielle d’une enfant présentée comme la sienne. Un acte de naissance falsifié aurait alors été utilisé, modifiant identité et âge de l’enfant concernée. Le préjudice financier déclaré atteindrait près de 30 000 euros.

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Après la reconnaissance de l’enfant en France, Denis Gréard prépare un voyage au Cameroun. Mais la communication cesse brutalement, renforçant ses soupçons d’arnaque organisée. Désemparé, il se tourne vers les médias camerounais pour dénoncer les faits. C’est dans ce contexte que le nom du journaliste Brand Kamga apparaît dans la procédure judiciaire. Placé en détention provisoire depuis le 19 janvier 2026, il conteste fermement les accusations portées contre lui.

Ci-dessous, nous publions sans modification le témoignage rédigé par Brand Kamga, dans lequel il relate son incarcération et sa version des faits.

« Je n’ai pas réalisé le reportage faute de preuves suffisantes »

« Je suis écroué à la prison centrale de Yaoundé depuis hier soir.

Une dame dont notre média a fait son portrait d’athlète, me poursuit pour tentative d’enlèvement de sa fille, en complicité avec son « fiancé » en France. Le Monsieur m’avait contacté pour dénoncer l’escroquerie de sa fiancée. Je n’ai pas réalisé le reportage faute de preuves suffisantes. Après audition et confrontation en mai, il était question qu’elle apporte les preuves que je suis passé dans l’école de sa fille que je ne connais pas au passage.

Par mesure de sécurité craignant une affaire montée de toute pièce pour me nuire, le procureur du TGI Mfoundi a adressé une requête aux fins d’intervention pour accusations mensongères, en vue de contraindre la plaignante à prouver qu’il s’agissait de moi. Je me suis personnellement déplacé pour la brigade de Nkolmesseng lundi pour le suivi. L’affaire amenée au parquet m’a conduit à la prison centrale de Kondengui.

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L’audience de ce mardi n’a pas permis ma libération. Malgré l’absence de la plaignante représentée par sa tante sans procuration et dont elle justifie sa sortie du pays des menaces de ma part, le procureur a requis et obtenu le renvoi dans deux semaines, afin d’apporter ses réquisitions sur la demande de libération. Brand Kamga

« je n’ai jamais échangé par quelque canal que ce soit avec la dame »

Sur les soit disantes menaces, je n’ai jamais échangé par quelque canal que ce soit avec la dame, depuis la confrontation en mai 2025. Fait curieux, sa fille qui serait la cible de la tentative d’enlèvement est restée au pays. Il se dégage fièrement une volonté de ne pas juger l’affaire en l’absence de la plaignante. Je dois donc attendre en prison pour une accusation donc je ne me reconnais point. En dépit des dispositions en matière de flagrant délit, je reste écroué à Kondengui, sans voix.

Merci de m’aider à sortir de cette injustice, alors même que je dois me trouver un travail. Je ne connais ni la fille ni son école, prisonnier d’un acte criminel traité au TPI d’Ekounou au lieu du TGI Mfoundi. Je sais compter sur votre bonne compréhension.» Brand Kamga

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