Désormais, jeter une ordure au sol peut mener directement en garde à vue. À Yaoundé, ce mercredi, le ton est monté d’un cran lors du lancement de l’opération « Yaoundé Ville Propre ». Qui est visé, où et quand ? Les citadins pris en flagrant délit d’insalubrité. « On ne peut plus tolérer ce spectacle », a lâché le ministre. Cette annonce marquera-t-elle enfin un tournant durable contre les ordures en ville ?
Le message est clair. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a ordonné un durcissement immédiat des mesures contre l’insalubrité urbaine. Toute personne surprise en train de jeter des ordures sur la voie publique sera interpellée par la police et placée en garde à vue. L’objectif affiché : restaurer un cadre de vie décent dans les grandes métropoles, notamment Yaoundé et Douala, où la situation est jugée critique.
Opération « Villes propres » sous pression
Le MINAT a annoncé un accompagnement renforcé des maires dans les opérations de collecte et de ramassage, avec une coordination accrue des services administratifs. Une dotation spéciale a été accordée aux communes de Yaoundé pour soutenir l’effort de salubrité, dans le cadre d’une campagne nationale instruite par Paul Biya. « Désormais, on t’attrape en train de jeter les ordures, la police t’interpelle », a prévenu le ministre, appelant les populations à un civisme strict.
Les autorités promettent un suivi rigoureux et une extension progressive de l’initiative à l’ensemble du territoire, avec des contrôles réguliers pour enrayer la « dictature des ordures » en milieu urbain.
La lutte contre les ordures entre dans une phase répressive assumée. Reste à savoir si sanctions et accompagnement municipal suffiront à changer durablement les habitudes en ville.
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