
Des sources dignes de foi en hauts lieux confient que Paul Biya a formellement interdit aux ministres et autres de quitter le territoire national.
Peur dans le sérail. Selon des sources dignes de foi, le chef de l’Etat aurait instruit les membres du gouvernement de ne quitter le triangle national sous aucun prétexte. Selon certains observateurs avertis de la scène politique, cette décision du chef de l’Etat augure de mauvais lendemains pour certains pontes du régime. Notamment ceux dont les noms ont été cités dans certaines affaires liées au détournement de deniers publics.
« Ceux qui pensent que le chef de l’Etat ne gouverne plus le pays vont se mordre les doigts. Ils ne perdent rien à attendre. Les prochains jours seront dramatiques pour de nombreux membres du gouvernement », prévient une source au sein du Sérail. Il poursuit en affirmant que « le dossier est sur la table du boss et n’attend plus qu’il donne son quitus».
L’expectative la plus totale
A en croire ladite source, c’est le branle-bas total dans les ministères. « Yaoundé a arrêté son souffle. Personne ne sait à quel saint se vouer. Le chef de l’Etat est quelqu’un d’assez imprévisible », nous souffle-t-il.
Dans les milieux diplomatiques, c’est l’expectative la plus totale. Certains diplomates disent connaitre la nature et le méthode Biya. En quarante-trois années de pouvoir, Paul Biya a utilisé près de neuf-cents ministres et quatorze secrétaires généraux de la présidence. Un véritable record que certains chefs d’Etat n’ont jamais atteint.
Il faut relever que depuis son entrée en politique, Paul Biya est resté fidèle à une vieille école : celle de Machiavel et du cardinal Mazarin.
Sérail : Dans l’attente des grands décrets
Dettes colossales
« Paul Biya pratique une politique à l’ancienne, dans ce qu’elle a de plus cynique :le calcul froid, la ruse patiente, l’art d’attendre que les autres se brûlent eux-mêmes. Plusieurs s’y sont cassé les ailes ».
A y regarder de près, Paul Biya aurait reçu deux alertes rouges. Notamment celle concernant une avalanche de dettes colossales, contractées à travers des montages financiers douteux, destinés moins au développement qu’à alimenter des paradis fiscaux, véritables caisses de retraite anticipées de l’élite.
C’est certainement sur la base de certains signaux que Paul Biya aurait pris cette décision d’interdire la sortie du territoire à tous les membres du gouvernement, à leurs collaborateurs et à leurs familles.

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