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Motaze et Ngoh Ngoh s’affrontent

Le scandale du scanning des conteneurs au Port de Douala a définitivement quitté le terrain technique. Derrière les débats contractuels, une sale guerre d’influence oppose désormais des figures centrales du pouvoir camerounais. Dans les cercles politico-administratifs, les noms de Louis Paul Motaze et de Ferdinand Ngoh Ngoh reviennent avec insistance. Deux camps, deux opérateurs, un même enjeu stratégique. Le dossier du scanning est-il devenu un champ de bataille politique ?

Quand un dossier technique révèle une guerre de clans

Officiellement, le conflit oppose SGS et Transatlantic D S.A.. Officieusement, il met en lumière une fracture au sommet de l’État. Selon plusieurs sources administratives, le maintien de SGS serait soutenu par le ministère des Finances, qui défend la thèse d’un contrat toujours valide et juridiquement opposable. Une position interprétée par certains observateurs comme une ligne portée par Louis Paul Motaze, garant des recettes douanières et de la continuité contractuelle.

À l’inverse, le camp favorable à Transatlantic D est perçu comme bénéficiant de solides relais au sein de la Présidence. Le nom de Ferdinand Ngoh Ngoh est régulièrement cité dans les coulisses, non pas comme décideur officiel, mais comme figure d’influence dans un écosystème où les arbitrages dépassent les textes. Cette lecture est renforcée par l’attitude du directeur général du Port Autonome de Douala, considéré par ses détracteurs comme un proche du SGPR, et farouche partisan de l’éviction de SGS.

Le conflit a atteint un niveau inédit : courriers contradictoires, instructions croisées, réunions de crise, et finalement l’arbitrage du Premier ministre. Cette escalade a exposé au grand jour les luttes de clans qui minent la gouvernance des secteurs stratégiques. « Ce dossier n’a plus rien de technique, c’est un combat de réseaux », confie un haut responsable sous anonymat.

Aucune preuve publique n’établit un contrôle direct de ces personnalités sur les sociétés concernées. Mais la coïncidence des positions, la violence institutionnelle du bras de fer et l’implication d’acteurs non directement compétents alimentent un malaise profond.

L’affaire du scanning révèle une réalité brutale : au Cameroun, les dossiers économiques majeurs deviennent parfois des terrains d’affrontement personnel. La vraie question demeure : qui gouverne réellement les choix stratégiques de l’État ?

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