Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution des
partis et formations politiques.
En 2022, le répertoire de suivi des partis et formations politiques enregistrait
209 partis et 12 formations politiques. Cependant, lors des consultations
électorales du 22 novembre 2020, seulement 125 partis et formations politiques
ont présenté des candidats et uniquement 15 ont obtenu au moins un siège à
l’Assemblée nationale avec un taux de participation global de 49,66%.
Cet état de fait révèle un système partisan basé sur un multipartisme illimité
doublé d’un faible ancrage territorial qui ne répond pas aux attentes des
Burkinabè. En outre, les partis et formations politiques peinent à mobiliser le
citoyen burkinabè, toute chose qui dénote d’une faillite à leur mission
constitutionnelle.
En effet, le système partisan tel que mis en œuvre a contribué à diviser les
citoyens, à fragiliser le tissu social, à mettre à mal le vivre-ensemble et à créer
un développement déséquilibré du territoire. Fort de ce constat et en raison des
actions subversives de certains acteurs politiques, les activités des partis et
formations politiques ont été suspendues le 30 septembre 2022.
Par ailleurs, la dissolution des partis et formations politiques et la refondation du
système partisan ont constitué des attentes fortes exprimées dans le rapport
général de l’Assemblée législative de Transition, issu des journées d’échanges
avec les forces vives des régions sur les réformes politiques, institutionnelles et
administratives de la Transition, adopté le 22 septembre 2023.
Il apparait donc clairement que le système partisan en cours imposé par le colon
et entretenu par le néocolonialisme, en déphasage total avec nos réalités
socioculturelles, a contribué à pervertir notre mode de gouvernance publique.
C’est pourquoi, dans le contexte actuel de refondation de l’Etat, la dissolution
des partis et formations politiques en vue d’un meilleur encadrement du système
partisan s’avère indispensable.
Cette dissolution va permettre d’affiner le choix politique et les idéaux de la
Révolution progressiste populaire.
L’adoption de ce décret consacre la dissolution des partis et formations
politiques.
Le second rapport est relatif à un projet de loi portant abrogation de la loi
n°032-2001/AN du 29 novembre 2001 portant charte des partis et formations
politiques au Burkina Faso, de la loi n°008-2009/AN du 14 avril 2009 portant
financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et
de la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique
ainsi que son modificatif n°2013/AN du 17 décembre 2013.
Ces différents textes ont favorisé une prolifération de partis et formations
politiques sans idéologie ni représentativité significative, ni ancrage social et
territorial, contribuant ainsi à la perte de confiance des citoyens envers les
institutions politiques.
En outre, l’application de ces textes, pendant plusieurs années après l’adoption
du multipartisme intégral, a révélé leur inadéquation avec les aspirations
profondes du peuple, les enjeux sécuritaires et institutionnels ainsi que les
exigences actuelles de refondation de l’Etat, de renforcement de l’unité
nationale et de réduction du train de vie de l’Etat.
Par ailleurs, l’incapacité des partis et formations politiques à remplir leurs
missions et la volonté affirmée du Gouvernement à refonder l’Etat, ont conduit à
la suspension de leurs activités le 30 septembre 2022.
Au regard de ce qui précède, l’abrogation de ces textes constitue un préalable
indispensable à l’élaboration d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités
socio-culturelles. Elle permet d’ouvrir la voie à une réforme du mode de
gouvernance politique au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à
l’Assemblée législative de Transition
Ministère de l’Economie et des finances
Adoption d’un rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation
d’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la société
AIR BURKINA SA et son érection en société d’Etat.
La compagnie AIR BURKINA connait depuis plusieurs années des difficultés
financières et opérationnelles, affectant durablement sa capacité d’exploitation
et sa situation patrimoniale. Face à cette situation, l’Etat burkinabè a décidé
d’engager un processus de restructuration.
Ainsi, le 24 septembre 2024, l’Etat a sollicité et obtenu d’un particulier, alors
détenteur de cent onze (111) actions correspondant à 1% du capital social de la
société, la cession de l’intégralité de ses actions pour un (01) franc symbolique.
A l’issue de cette opération, l’Etat burkinabè est devenu actionnaire unique de la
société AIR BURKINA SA, faisant d’elle désormais une société d’Etat.
L’adoption de ce décret permet de régulariser l’acquisition des actions cédées,
en consacrant l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social
de AIR BURKINA, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

Adoption d’un rapport relatif à l’adoption du Plan RELANCE, nouveau
référentiel de développement 2026-2030.
En application des dispositions de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018
portant pilotage et gestion du développement, le Burkina Faso doit élaborer tous
les cinq ans, un référentiel national de développement qui détermine les priorités
de développement en cohérence avec la vision nationale de développement à
long terme.
Le Plan RELANCE 2026-2030 capitalise les leçons tirées de la mise en œuvre
des référentiels antérieurs ainsi que des politiques et stratégies sectorielles en
cours. Il a aussi pour fondement les missions inscrites dans la Charte de la
Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024, les choix
opérés pour la conduite de la Révolution progressiste populaire (RPP), les politiques sectorielles et les aspirations exprimées par les Burkinabè lors de l’élaboration de l’Etude nationale prospective (ENP) « Burkina 2060 ».
La vision du Plan RELANCE 2026-2030 est de faire du « Burkina Faso, une
nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et
durable au service du bien-être de tous ».
Pour sa concrétisation, quatre (04) piliers d’intervention ont été retenus. Il s’agit du :
– Pilier 1 « consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix » ;
– Pilier 2 « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance » ;
– Pilier 3 « développer le capital humain » ;
– Pilier 4 « développer les infrastructures et transformer durablement
l’économie ».
L’adoption de ce rapport permet de doter le Burkina Faso d’un nouveau
référentiel de développement, le Plan RELANCE 2026-2030.
Adoption d’un rapport à un projet de décret portant dissolution du
Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).
Cette dissolution participe de la rationalisation des structures publiques et de
l’optimisation de l’action gouvernementale. La mission du FSR-B est transférée
au ministère de l’Economie et des finances désormais en charge des collectes de
fonds destinés à la construction et à l’entretien des routes.
L’adoption de ce décret consacre la dissolution du Fonds spécial routier du
Burkina.

Adoption d’un rapport est relatif à un projet de décret portant création de
l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB).
La situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso impose une adaptation
constante des capacités de défense et de protection du territoire national.
La création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB)
apparait comme une réponse structurelle, pérenne et stratégique aux défis
sécuritaires et de développement auxquels notre pays est confronté.
L’ISAB sera chargé d’assurer entre autres :
– la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation militaire ;
– la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation civile ;
– la formation des experts et des cadres dans le domaine de l’aviation ;
– le développement d’actions de coopération internationale et de partenariats
dans le domaine des métiers de l’aviation et de la recherche universitaire.
L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut supérieur de
l’aéronautique de Bobo-Dioulasso.
Communications orales
Ministère de l’Economie et des finances
La première communication fait le bilan des résultats de l’opération
spéciale de constat de mise en valeur des parcelles de la zone SONATUR
à Ouaga 2000 qui s’est déroulée du 1er au 29 août 2024 et du 9 juillet au
16 septembre 2025.
Cette opération avait pour objectifs entre autres, de vérifier l’état de mise en
valeur des parcelles attribuées dans les sites SONATUR de Ouaga 2000 et de
Komsilga et de dresser un état statistique des parcelles nues, mises en valeur ou
insuffisamment mises en valeur.
La première phase a permis d’identifier 2 654 parcelles nues et 3 407 parcelles
insuffisamment mises en valeur. Quant à la seconde, elle a permis de recenser
522 parcelles nues, 1 184 parcelles insuffisamment mises en valeur et 17
parcelles inaccessibles pour le constat.
Cette opération a permis d’obtenir une photographie claire de l’état d’occupation
et de mise en valeur des parcelles sur les deux sites. Elle a eu pour incidence
d’accélérer ou de faire aboutir certains investissements en souffrance ;

La seconde communication fait la situation de mise en œuvre du Fonds
de soutien patriotique (FSP).
La situation financière du Fonds fait le point des encaissements et dresse la
situation d’exécution des dépenses au 31 décembre 2025.
Sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, les encaissements toutes
sources confondues se sont établis à 222 242 126 293 F CFA, représentant
148,16% de l’objectif annuel de recouvrement fixé à 150 000 000 000 F CFA.
Cette performance traduit une amélioration significative par rapport à l’exercice
2024, au cours duquel les encaissements cumulés, arrêtés au 31 décembre
s’élevaient à 175 685 084 312 F CFA, soit une progression de 26,50%.
A la même date, le cumul des dépenses engagées s’élève à 276 087 509 961
F CFA pour des prévisions de dépenses arrêtées pour la période de janvier à
décembre 2025, à 277 957 141 633 F CFA. Ce niveau d’exécution correspond à
un taux d’engagements de 99,33%.
Au titre du quatrième trimestre 2025, les recouvrements ont atteint
79 638 596 875 F CFA, en hausse de 55,85% par rapport au trimestre précédent.
Cette dynamique est principalement imputable au virement des ressources
affectées du Fonds minier de développement (FMD), pour un montant
39 468 315 582 F CFA, représentant 49,56% des encaissements de la période.

Ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme
Communication relative à la tenue des Semaines régionales
de la culture (SRC) 2025 en prélude de la 22e édition de la Semaine nationale de
la culture (SNC Bobo 2026).
Les SRC se sont tenues du 06 septembre au 11 novembre 2025 sur l’ensemble
des 14 régions culturelles du Burkina Faso ainsi que dans 03 pays de la diaspora
(Côte d’Ivoire, Mali et Niger).
En termes de bilan, les SRC ont enregistré 1 874 troupes inscrites contre 1 657
troupes à l’édition de 2023. Cette progression confirme l’engouement croissant
des acteurs culturels et des populations autour de la Semaine nationale de la
culture.
A l’issue des compétitions, 128 troupes et ensembles artistiques
(Arts du spectacle), 28 artistes (Arts plastiques), 112 œuvres (Littérature),
49 candidats (Art culinaire) et 431 sportifs (Sport traditionnel) ont été retenus
pour prendre part au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) de la
SNC Bobo 2026. La diaspora sera représentée avec 70 artistes toutes disciplines
confondues.
La 22e édition de la Semaine nationale de la culture est prévue du 25 avril au
02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Culture, jeunesse et
transmission des valeurs sociales »

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