Huit cas confirmés, un agent de santé infecté et plusieurs régions désormais touchées. La Mpox progresse silencieusement au Cameroun, selon des données officielles couvrant la période du 14 novembre 2025 au 7 janvier 2026. D’abord cantonnée au Littoral et au Sud-Ouest, la maladie gagne le Centre, avec Yaoundé en ligne de mire. L’inquiétude monte dans les hôpitaux, déjà sous pression. Le pays est-il prêt à contenir une nouvelle flambée épidémique ?
La situation sanitaire liée à la Mpox, encore appelée variole simienne, se précise et inquiète. D’après le ministère de la Santé publique, 8 cas ont été biologiquement confirmés sur 78 suspects recensés à ce jour. Le Littoral reste l’épicentre avec 58 cas suspects et cinq confirmations, dont une fillette de 8 ans. Le Centre suit, avec deux cas confirmés, notamment chez une adolescente de 15 ans.
Le Sud-Ouest enregistre un cas confirmé sur 11 suspects, tandis que l’Est et le Nord-Ouest signalent chacun un cas suspect non confirmé. Fait marquant : un agent de santé figure parmi les personnes infectées, faisant craindre une transmission en milieu hospitalier, déjà fragile.
Une riposte sous tension
Face à cette évolution, le ministère dirigé par Malachie Manaouda a activé, le 23 janvier 2026, le Système de gestion de l’incident (SGI). Objectif : renforcer la surveillance épidémiologique, améliorer la prise en charge des patients et intensifier la communication communautaire.
Mais sur le terrain, les défis sont réels : pénuries d’intrants de laboratoire, manque de personnel formé, rumeurs persistantes et accès difficile à certaines zones. « La maladie circule à bas bruit, mais elle circule toujours », confie une source sanitaire à Douala.
Les autorités rappellent que la Mpox se transmet par contact étroit et provoque fièvre, fatigue et éruptions cutanées durant 2 à 4 semaines, sans décès enregistré à ce stade au Cameroun.
Si la Mpox ne fait pas encore de victimes, sa progression géographique impose une vigilance maximale. Surveillance, prévention et information restent les seules armes. Le Cameroun saura-t-il éviter une propagation incontrôlée ?
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