Parmi les activités phares de l’année de la culture, l’enrôlement de 953 acteurs culturels dans l’assurance volontaire
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a animé, samedi dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une conférence de presse consacrée au bilan de l’Année de la culture au Mali, décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta.
La cérémonie a enregistré la présence de responsables du département, des présidents des organisateurs faîtières, des operateurs culturels, des parrains des mois, ainsi que de nombreux autres invités. Le ministre Mamou Daffé a adressé ses vifs remerciements au Président de la Transition pour avoir décrété 2025 comme Année de la culture en vue de faire de la culture le socle de la construction du Mali nouveau à travers sa vision de 2063.
Il a également salué le Premier ministre et l’ensemble des membres du gouvernement pour leur accompagnement constant, avant de rendre un hommage appuyé aux acteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme, dont l’engagement a été déterminant pour la réussite de cette initiative.
Mamou Daffé a aussi présenté les actions menées, les acquis enregistrés et les perspectives pour la consolidation de la souveraineté culturelle. L’Année de la culture a marqué un tournant décisif dans la construction du citoyen malien nouveau, le «Maliden Kura», à travers l’éducation des jeunes aux valeurs sociétales du Maaya et du Danbé.
Cette dynamique s’est traduite par des initiatives structurantes, notamment Faso Sifinso (case des valeurs), Faso Baro Kènè, ainsi que le projet d’intégration du curricula Maaya ni Danbé dans les écoles fondamentales et secondaires.
L’Année de la culture a permis la mise en place de l’Incubateur des talents Maliden Kura (ITM) et du projet Sigida Nieta, consacré aux initiatives locales pour la promotion du patrimoine. Mais aussi le lancement de l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC) qui constitue, selon llui, un pas historique vers la reconnaissance du statut des artistes, artisans et professionnels des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme.
Par ailleurs, des actions importantes ont été engagées en matière de réformes structurelles, d’industrialisation et d’infrastructures, conformément aux recommandations des états généraux et au document-cadre de la Politique nationale de la culture, de l’artisanat et du tourisme.
À travers une projection vidéo, le bilan des activités a été présenté. Il en ressort que :11 conférences Faso Baro Kènè ont été organisées dans 9 régions et le District de Bamako, mobilisant 5.350 participants, 5 conférences Faso Sifinso ont touché 3.250 jeunes, 23 diffusions d’outils d’art social Sifinso ont eu lieu dans plusieurs régions, mobilisant 39.844 personnes, le projet de curricula Maaya et Danbé est en cours d’élaboration, en collaboration avec les ministères chargé de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Le projet Sigida Nieta a été lancé à Mopti avec 7 missions d’identification menées dans plusieurs régions du pays.
Aussi, 35 initiatives locales ont été identifiées dont 10 financées à Mopti et Sikasso. Il y a eu l’organisation de la Journée du Kouroubi à Sikasso et intégration de l’Année de la culture avec 127 événements culturels à travers le pays. Dans le cadre de l’Avoc, 953 acteurs ont été enrôlés à ce jour. En outre, 300 kits solaires ont été remis aux artisans du Mali par le Président de la Transition. Une première cohorte de 15 jeunes talents a été sélectionnée, formée et accompagnée dans le cadre de l’ITM, aboutissant à la création de 25 œuvres artistiques.
L’Année de la culture a également enregistré 15 conférences universitaires, des projections de films, des actions de solidarité, des masterclass et un concert rendant hommage aux artistes disparus. Sur le plan sous-régional, d’importantes avancées ont été réalisées, notamment l’élaboration d’une Politique culturelle commune de l’AES, d’une stratégie commune de développement de l’artisanat, la signature de conventions de partenariats culturels, la participation croisée aux grands événements de l’espace AES et la validation de l’hymne de la Confédération des États du Sahel.
En plus, le département a élaboré un statut adapté aux acteurs des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme, visant à améliorer durablement leurs conditions de vie et de travail. Autant d’acquis qui font de l’Année de la culture une étape fondatrice de la renaissance culturelle du Mali nouveau.
Gaoussou TANGARA
Crédito: Link de origem
