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CAN féminine 2026 : Imbroglio autour de l’organisation de la compétition

La Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 est plongée dans une incertitude majeure, à moins de deux mois de son coup d’envoi prévu du 17 mars au 3 avril au Maroc. Alors que le Royaume chérifien était désigné hôte de la compétition, la ministre déléguée des Sports, des Arts et de la Culture d’Afrique du Sud, Peace Mabe, a annoncé dimanche, en marge des Hollywoodbets Super League Awards, que son pays remplace le Maroc comme hôte de la CAN féminine 2026.

«L’Afrique du Sud va accueillir la CAN féminine 2026, qui comme vous le savez est qualificative pour la Coupe du monde féminine 2027, a-t-elle lancé à la tribune. Nous avons saisi l’opportunité, car nous pensons que nous avons les infrastructures nécessaires», a ajouté Peace Mabe. Pour l’heure, ni le Maroc, ni la Confédération africaine de football (CAF) n’ont communiqué sur la situation. Cependant, la situation s’est complexifiée quand le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie a publié un communiqué officiel visant à tempérer les propos de sa vice-ministre.

Dans ce message, Gayton McKenzie a insisté sur le fait que «rien n’était encore acté» et que la CAF n’avait «pas encore tranché» concernant le pays hôte définitif de la compétition. Cette volte-face met en lumière un manque de communication interne au sein du gouvernement sud-africain et, plus largement, une confusion persistante autour de l’organisation de l’un des événements sportifs majeurs du calendrier africain.

Cette situation floue est particulièrement préjudiciable pour les parties prenantes. Pour la CAF, il s’agit d’un véritable test de crédibilité. L’instance sportive est attendue au tournant pour clarifier rapidement la situation et garantir une organisation sereine, d’autant plus que les délais sont désormais extrêmement courts. La gestion de ce dossier aura des répercussions directes sur l’image de l’instance et sa capacité à coordonner des événements d’envergure.

Pour les 16 équipes qualifiées, dont le Mali, cette incertitude est une source de stress et complique grandement leur préparation. Les aspects logistiques, tels que la planification des voyages, le choix des lieux d’entraînement et l’adaptation aux conditions climatiques, dépendent directement du pays hôte. Un changement de dernière minute pourrait gravement perturber la performance des athlètes. «C’est un choc pour nous. À quelques semaines du coup d’envoi, nous apprenons que la CAN ne sera peut-être pas organisée par le Maroc. Nous espérons que cela n’est pas vrai et attendons la réponse de la CAF le plus rapidement possible», a réagi la capitaine des Aigles Dames, Fatoumata Karentao.

Le Mali est dans le groupe D et affrontera au premier tour le Ghana, le Cameroun et le Cap-Vert pour une place en quarts de finale. Le Maroc en découdra dans le groupe A avec l’Algérie, le Sénégal et le Kenya, alors que le groupe B réunira l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Tanzanie. Dans le groupe C, le tenant du titre, le Nigeria, la Zambie, l’Égypte et le Malawi, novice dans la compétition. Les deux premières équipes de chaque groupe se qualifieront pour les quarts de finale. Les quatre demi-finalistes décrocheront leur billet pour la Coupe du monde féminine, Brésil 2027. Les équipes éliminées en quarts de finale participeront à une série de rencontres destinées à désigner les deux représentants africains qualifiés pour les barrages intercontinentaux du Mondial.

Djeneba Bagayoko

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