À deux mois de la CAN 2026, les Lionnes indomptables avancent dans le flou total. Repêchée in extremis pour la compétition au Maroc, la sélection féminine camerounaise se retrouve sans staff technique ni véritable programme de préparation. Entre inquiétude des anciennes joueuses et silence des instances, l’espoir d’un retour au sommet africain semble fragile. « C’est inquiétant », confient des observateurs du football féminin. Comment une équipe autrefois redoutée peut-elle arriver à la CAN dans une telle incertitude ?
Un vide technique qui inquiète avant la CAN 2026
Longtemps dauphines du Nigeria sur le continent, les Lionnes indomptables traversent aujourd’hui une période délicate. Après le limogeage de Jean-Baptiste Bissek, aucun nouvel encadrement n’a encore été officiellement installé. À Yaoundé, plusieurs techniciens s’alarment d’une préparation inexistante alors que la compétition approche rapidement. Pour Casimir Mangue, ancien coach du Canon, « c’est inquiétant que jusqu’à ce jour, on n’ait pas encore un staff », une situation qui fragilise déjà les ambitions sportives.
Le problème dépasse la seule question du banc. Le championnat féminin ne doit reprendre que le 8 février, compliquant la détection des talents locaux et la cohésion du groupe. L’ancienne capitaine Bernadette Anong rappelle que la préparation d’avant compétition reste déterminante pour espérer rivaliser avec les grandes nations africaines. Sans matches amicaux ni regroupements annoncés, la sélection risque d’arriver au Maroc avec un déficit physique et tactique important.
Malgré ce contexte tendu, certaines voix appellent à l’optimisme. Les joueuses évoluant en Europe pourraient servir de base solide pour reconstruire une dynamique compétitive. Mais à mesure que les semaines passent, l’absence de décisions fortes nourrit le doute autour de la capacité des Lionnes indomptables à retrouver leur statut historique sur la scène africaine.
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