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Sikasso : Les légumes, une aubaine pour les commerçants et les consommateurs

Ce mardi en ce mois de janvier, aux environ de 8 heures, notre équipe de reportage arrive au Grand marché de Sikasso grouillant de monde. Les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les clients échangent dans une ambiance bon-enfant. Marchandage et bruits de paniers chargés de produits frais sont des scènes quotidiennes que vivent les commerçants de légumes de ce Grand marché. «Venez acheter du haricot vert! Je ferai des remises à celui qui achètera une grande quantité», lance Mme Sanogo Sarata Berthé aux passants.

«Quand il y a l’affluence, on écoule vite la marchandise. Mais lorsque le marché est timide, on est obligé de brader nos produits. Le prix dépend de la qualité du produit et varie entre 400 et 500 Fcfa le kilogramme», dit-elle. Mariam Traoré, rencontrée sur place, s’approvisionne en haricot vert chez Mme Sanogo. «Je viens tôt pour avoir du haricot de bonne qualité et à moindre coût.

Pendant cette période, j’envoie souvent cet aliment à mes parents à Ségou et à Bamako», déclare-t-elle. Lamine Sogodogo exerce le métier de commerçant grossiste de haricot vert depuis plusieurs années. L’affluence matinale, selon lui, est capitale. «Tôt le matin, plus il y a de l’affluence, plus on écoule rapidement nos marchandises. Je peux vendre trois sacs de 75kg de haricot par jour», confie celui qui s’approvisionne au champ à 250 Fcfa le kg pour revendre entre 400 et 450 Fcfa. La demande est forte dans la sous-région. «Souvent, mes clients viennent de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso», indique le ressortissant de Nampala (Région Sikasso).

BELLE RÉCOLTE- En cette période, les étals de carottes attirent également l’attention. Ce commerce est majoritairement dominé par les femmes. La vendeuse de carotte, Mariam Sanogo vit de cette activité depuis plus de cinq ans. «J’ai aménagé une partie de la cour de ma maison pour cultiver des carottes, du persil et des tomates. Franchement, ma récolte a été belle cette année. Grâce à l’affluence actuelle du marché, j’arrive à écouler deux sacs de 50 kg de carottes et une grande quantité de tomates et de persils par jour et avant midi», fait-elle savoir.

Le prix de ses tas de carottes varie entre 250, 100 et 50 Fcfa. Issa Diabaté est friand de carotte. «Compte tenu de ses bienfaits pour la santé, je ne peux m’en passer. Chaque fois que je traverse le Grand marché, j’en achète pour mes camarades du grin. On l’utilise comme amuse-gueule», explique-t-il. Comme Issa, la ménagère Hadjaratou Traoré affirme qu’actuellement, elle ne peut pas préparer sa sauce sans légumes. «J’utilise un peu de tout dans ma sauce, car c’est la période et c’est bon pour la santé», assure-t-elle.

Chaque soir, les vendeuses ambulantes sillonnent les différents quartiers. De porte-à-porte, elles proposent la carotte à 50 Fcfa. Coupés en petits morceaux, le mélange avec de la macédoine est aussi cédé à 50 Fcfa. Les choux sont vendus à partir de 50 Fcfa. Le poivron entre 25 et 50 Fcfa. Le tas d’aubergine d’Afrique est cédé à 50 Fcfa. Quant au céleri et le persil, ils coûtent respectivement 25 Fcfa le tas de quelques pieds.

Ces prix sont les mêmes que dans les petits marchés. Nonobstant, des défis persistants, ces commerçants de légumes arrivent à se tirer d’affaire. Nombre d’entre eux confient que leur bénéfice leur permet de joindre les deux bouts. Dans la Cité verte du Kénédougou, le marché demeure un pilier essentiel de l’économie locale, reliant producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif : l’accès à des aliments frais et de qualité. La Région de Sikasso est considérée comme le poumon du Mali en matière de production de fruits et légumes. Grâce à son potentiel agricole exceptionnel, cette localité approvisionne de nombreuses localités du pays et contribue de manière significative à assurer la sécurité alimentaire.

Aïssata DEMBÉLÉ Amap-Sikasso

 

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