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Mobilisation des autorités et leaders communautaires pour encadrer la commercialisation des substituts du lait maternel – BurkinaInfo – Toute l’information du Burkina Faso en temps réel


Le 4 février 2026, la commune de Yargatenga a accueilli une importante rencontre dédiée à la protection de l’allaitement maternel et à l’encadrement des pratiques commerciales liées aux Substituts du lait maternel (SLM). Cette session de sensibilisation a rassemblé les responsables administratifs, le personnel de santé et les acteurs communautaires autour d’un enjeu crucial : la lutte contre la malnutrition infantile.

Cette initiative, portée par le projet SONG TAABA à travers le RESONUT et Action contre la Faim (ACF), avait pour objectif de renforcer les capacités des décideurs locaux sur l’application du Code international de commercialisation des SLM, dont le but ultime est de mieux protéger l’allaitement maternel et lutter contre les dérives commerciales susceptibles de compromettre la santé des tout-petits.

Le Responsable de la promotion de la santé du District de Ouargaye, Gnankine Amidou, a, à travers les présentations, souligné l’importance vitale de l’allaitement maternel dans la croissance et la survie des enfants. Il a exhorté les autorités présentes à assumer pleinement leur mission de veille et de contrôle du respect des réglementations.

Au cours de la journée, les participants ont approfondi leur connaissance sur le cadre légal burkinabè, notamment le décret N° 2022-0313/PRES-TRANS/PM/MEFP/MSHP/MARAH/MDICAPME/MGF qui régit, de manière stricte, la commercialisation des SLM et établit des sanctions en cas de non-respect.

Les animateurs ont précisé que le champ d’application du Code s’étend bien au-delà des laits infantiles et englobe les préparations de suite et de croissance destinées aux enfants jusqu’à trois ans, les accessoires d’alimentation comme les biberons et tétines, certaines eaux minérales commercialisées et présentées comme étant adaptées aux nourrissons, et tout produit alimentaire promu pour les bébés de moins de six mois.

Un accent particulier a été mis entre autres sur les pratiques promotionnelles prohibées, la distribution d’échantillons, la remise de cadeaux aux mères, les campagnes publicitaires dans les médias et les affichages promotionnels dans les formations sanitaires. Amidou Gnankine a alerté sur le fait que ces techniques marketings poussent de nombreuses mères à abandonner prématurément l’allaitement exclusif, malgré leur connaissance de ses avantages. Il a également mis en lumière la diversité des tactiques promotionnelles employées par les fabricants de SLM, toutes strictement interdites par ledit Code.

Les participants ont également abordé les nouvelles menaces que représentent les réseaux sociaux et le marketing digital. En effet, certaines entreprises recourent désormais à des applications mobiles ou à des collaborations indirectes pour influencer subtilement les décisions parentales. A ce titre, des cas concrets relevés au Burkina Faso — affichages publicitaires à proximité de centres de santé, présentoirs attractifs en pharmacie, messages trompeurs sur des emballages d’eau — ont démontré l’étendue du défi.

L’atelier a été l’occasion pour rappeler les obligations des professionnels de santé, consistant à refuser systématiquement tout don, matériel ou financement émanant des fabricants de SLM, et proscrire toute activité promotionnelle commerciale dans l’enceinte des structures sanitaires. Leur rôle fondamental reste la promotion et la défense de l’allaitement maternel.

Au terme des échanges, les participants ont souligné l’urgence de renforcer la sensibilisation dans les communautés, d’intensifier la surveillance locale et d’intégrer le respect du Code dans toutes les interventions de santé publique. Ces recommandations témoignent d’une détermination collective à contrer les abus commerciaux et à protéger les progrès accomplis en matière de nutrition infantile.

A l’issue de la session, le RESONUT a salué la forte participation des acteurs et rappelé que l’engagement des autorités locales constitue la clé d’une mise en œuvre effective du Code SLM sur le terrain.

À travers ses interventions à Yargatenga et Ouargaye, le projet SONG TAABA poursuit sa mission de renforcement de la prévention et de la prise en charge de la malnutrition aiguë, au profit des populations déplacées internes et des communautés hôtes touchées par l’insécurité.

Correspondance particulière 

Faso7

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