62è session de formation des jeunes journalistes africains au Caire Une opportunité pour renforcer les interactions !
Organisée par l’Union des journalistes africains (UJA) avec la coopération du Conseil suprême de la Régulation des Médias, cette session enregistre la participation de plusieurs pays du continent.
Au nom du Président de l’Union des journalistes africains (UJA), Mahfouz El-Ansary, l’Ambassadeur Mohamed Hegazi, membre du Secrétariat technique de l’Union et ancien vice-ministre des Affaires étrangères, a salué la présence de journalistes en terre africaine de l’Egypte. Cette session de formation, a-t-il souligné, constitue un investissement réel pour l’avenir du journalisme africain. Il a insisté sur le timing exceptionnel de cette formation dans un contexte mondial marqué par des conflits et des transformations rapides qui accroissent la responsabilité du journaliste. Selon lui, ce stage est une plateforme pour bâtir une nouvelle génération de journalistes africains qui a une conscience aigüe de ses responsabilités. Il a rappelé le rôle historique de l’Egypte dans le soutien aux mouvements d’indépendance et au développement en Afrique. « L’Egypte va toujours apporter son soutien à ses frères africains ». Il a invité les participants à être des ambassadeurs du professionnalisme et de l’unité africaine.
Conseiller de l’UJA, l’Ambassadeur Ahmed Haggag a souligné que la presse écrite est confrontée à des défis importants dans un environnement médiatique en pleine mutation. Il a invité les journalistes à s’intéresser davantage aux affaires africaines en mettant en relief l’intégration du continent, les conditions des femmes, le tourisme interafricain. Avec de nombreux sites historiques, les pays africains doivent s’ouvrir au tourisme interafricain.
Dans le discours d’ouverture prononcé au nom de Yasser El-Mabadi, Secrétaire général du Conseil suprême de régulation des médias, Mme Reem Hendi a réaffirmé l’engagement de son institution à fournir un soutien technique et formatif pour assurer le succès de la session. Selon elle, ces programmes sont essentiels pour renforcer le professionnalisme et lutter contre la désinformation numérique. Elle a rappelé que l’Égypte accorde une grande importance à la construction d’une conscience journalistique saine pour protéger les sociétés des rumeurs.
Créer une évolution adaptée aux exigences modernes
L’Union des journalistes africains, selon sa Secrétaire générale, Dr Samia Abbas, organise ces formations depuis 50 ans afin de créer une évolution qualitative et intellectuelle adaptée aux exigences modernes grâce à des ateliers dirigés par des experts internationaux.
De l’avis du journaliste, non moins formateur, Ayman Adly, la tenue de cette session à ce moment précis reflète une conscience profonde des défis auxquels le continent est confronté et du rôle des médias dans le développement et la sécurité. William O. Oloo, Secrétaire général du Congrès des journalistes africains, estime qu’elle est une opportunité pour mutualiser les expériences et renforcer les interactions africaines. Il a salué la grandeur de l’Egypte avant d’appeler les hommes de médias à communiquer sur la vraie image du continent africain, à connecter les Maisons de presse et à renforcer la solidarité.
« Cette opportunité m’a inspiré à m’investir davantage dans ma carrière journalistique, notamment en racontant des histoires africaines authentiques. Ma première visite en Égypte a été une expérience incroyable et enrichissante » selon Ebenezer Madugu de Tobinco Media Group – au Ghana- qui remercie l’UJA et le Conseil suprême pour cette initiative. « J’adresse mes sincères remerciements à l’Union des journalistes africains, au Conseil suprême et à mon association-mère, l’Association des journalistes du Ghana, sans laquelle cela n’aurait pas été possible. Ensemble, nous continuerons à faire rayonner l’Afrique.»
Cette 62è session de formation des jeunes journalistes africains confirme le soutien constant de l’Égypte au renforcement des capacités des professionnels des médias sur le continent et au rôle de la presse dans la protection de la conscience nationale et la stabilité des États.
Riche agenda
Le programme de la 62è session de formation est très varié : des présentations de modules et des visites de terrain. Ont été développés par d’éminentes personnalités mobilisées à cet effet des thèmes comme « la Zone de libre-échange africaine », «les défis sécuritaires dans la corne de l’Afrique », « le Journalisme mobile : réel et impact sur la presse numérique », « la culture africaine : outil pour l’unité des peuples » ; « les mécanismes de la protection des journalistes de la violence physique et psychologique », « la presse d’investigation à l’ère numérique », « la presse africaine entre la responsabilité professionnelle et les défis de l’époque », « la compétitivité des superpuissances en Afrique et au moyen orient », « la presse africaine dans la protection des institutions de l’État l’Etat », « l’investissement en Afrique : des opportunités au partenariat stratégique ».
Le programme comprend des visites de terrain dans des institutions médiatiques comme les journaux « Al-Ahram » et « Al-Gomhuria ». Ces visites visent à présenter l’expérience égyptienne en matière de gestion de la presse et de sensibilisation. Le programme affiche un dîner à bord d’une croisière sur le Nil. En outre, sont prévues des visites sur des sites historiques et touristiques comme la Citadelle, le Complexe des religions, le Musée national des Civilisations. Il est prévu un séjour dans la ville d’Alexandrie. Certains projets de développement feront l’objet d’échanges.
Chiaka Doumbia, depuis Le Caire
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