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Communiqué de presse : Le groupement patronal de la presse écrite du Mali demande la mise en liberté provisoire de M. Youssouf Sissoko

Selon les informations portées à la connaissance du GROUPE, cette procédure fait suite à la publication d’un article paru dans le journal L’Alternance, numéro 200 du lundi 02 février 2026. La date de l’audience est fixée au 09 mars 2026.

Les charges évoquées à ce stade portent notamment sur :

• la diffusion de fausses informations ;

• l’atteinte au crédit de l’État ;

• l’offense à un Chef d’État étranger.

Le GROUPE rappelle avec la plus grande rigueur que le traitement journalistique de l’actualité, y compris lorsqu’il porte sur des déclarations politiques ou diplomatiques, relève du débat public et de la liberté d’expression, garanties par la Constitution du 22 juillet 2023, ainsi que par les instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels l’État du Mali est partie.

Sans préjuger du fond de l’affaire, le GROUPE souligne que les faits reprochés à notre confrère relèvent, par nature, du champ de l’analyse, du commentaire et de l’interprétation journalistique, et ne sauraient justifier le recours à une mesure privative de liberté, alors même que d’autres garanties procédurales prévues par la loi permettent d’assurer le bon déroulement de l’instruction et la représentation de l’intéressé.

Le GROUPE tient à rappeler que la détention préventive constitue une mesure exceptionnelle, strictement encadrée, et que son application à un journaliste pour des faits de presse soulève de sérieuses préoccupations au regard du principe de proportionnalité, pilier de l’État de droit.

Dans un contexte national sensible, où les autorités appellent à la responsabilité collective et à la cohésion nationale, l’incarcération d’un professionnel des médias pour un article de presse est de nature à fragiliser le climat de confiance, à restreindre l’espace du débat public et à alimenter une autocensure préjudiciable à l’intérêt général.

Le GROUPE réaffirme avec force que la presse n’est ni un adversaire de l’État ni une menace pour la Nation, mais un acteur essentiel de l’espace public, un partenaire incontournable dans la lutte contre la désinformation et un pilier de la transparence et de la cohésion sociale.

En conséquence, le Groupement Patronal de la Presse Écrite du Mali demande la mise en liberté provisoire de M. Youssouf Sissoko, dans l’attente de son procès, conformément aux principes constitutionnels de liberté de la presse, de présomption d’innocence et de proportionnalité des mesures judiciaires.

Le GROUPE demeure pleinement mobilisé, suit avec la plus grande attention l’évolution de cette procédure, pour la défense de la liberté de la presse et la protection des journalistes au Mali et réaffirme sa disponibilité à contribuer, par le dialogue et la concertation, à toute initiative visant à préserver un climat serein entre les médias, les autorités et l’opinion publique.

Contact :

Email du GROUPE

Groupepatronal@gmail.com

 

 

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