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19 civils enlevés à Blangoua

La peur a encore frappé l’Extrême-Nord du Cameroun. Une attaque Boko Haram a causé la mort d’une personne et l’enlèvement de 19 civils dans la nuit du vendredi au samedi à Blangoua, département du Logone-et-Chari. Des habitants parlent d’une nuit de terreur totale. L’assaut s’est produit entre 23h et 3h du matin, visant directement des populations sans défense. Comment une telle attaque Boko Haram a-t-elle pu se produire malgré la présence militaire ?

Une opération nocturne violente et ciblée

Selon le maire de Blangoua, Mahamat Abdoullkarim, des hommes lourdement armés ont attaqué simultanément plusieurs localités, notamment Kinzayakou, Madaïck et Tchollere, situées près de la frontière avec le Nigeria. Le bilan officiel fait état d’un mort, un blessé grave et 19 personnes enlevées, dont deux femmes.

Les assaillants auraient opéré pendant près de 4 heures, ciblant des civils avant de se replier vers les zones insulaires du lac Tchad. Cette attaque Boko Haram s’inscrit dans une série d’incursions meurtrières qui continuent de fragiliser la sécurité dans cette région frontalière.

Une région toujours sous haute menace

La région de l’Extrême-Nord, notamment le département du Logone-et-Chari, reste l’un des principaux foyers d’insécurité au Cameroun. Malgré les opérations régulières des Forces de défense et de sécurité, les groupes armés continuent de mener des attaques ponctuelles contre les populations.

Le maire de Blangoua a confirmé que des recherches sont en cours pour retrouver les otages. « Nous restons mobilisés pour localiser les victimes », a-t-il déclaré. Les autorités locales travaillent en coordination avec les forces militaires pour éviter de nouvelles attaques.

Depuis 2014, le bassin du lac Tchad a connu des centaines d’attaques, causant des milliers de morts et de déplacés, selon des données sécuritaires régionales.

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