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Motaze ordonne le retour immédiat

Coup de théâtre au Port autonome de Douala. Dans une lettre officielle signée le 13 février 2026, le ministre des Finances Louis Paul Motaze ordonne la reprise immédiate des opérations de la Société Générale de Surveillance (SGS) au terminal à conteneurs. Ce document, adressé au Directeur général du PAD, évoque une situation critique menaçant les recettes publiques. « Aussi, ai-je l’honneur de vous demander […] de procéder immédiatement au rétablissement de la SGS ». Que révèle vraiment cette décision ?

Une instruction directe et ferme du gouvernement

Dans son communiqué, le ministre des Finances confirme d’abord la réception des échanges préalables : « J’accuse bonne réception de votre correspondance susvisée et relative à l’objet sous rubrique ». Il rappelle ensuite que cette décision découle directement des orientations gouvernementales, précisant : « me référant aux Directives du Premier Ministre, Chef du Gouvernement […] il vous a été rappelé que l’éviction par vos soins de la Société Générale de Surveillance (SGS) des sites des opérations de scanning contrevient aux stipulations du Contrat d’Inspection par Scanner (CIS) conclu entre le Gouvernement et la SGS ».

Le document souligne que le gouvernement avait déjà anticipé ce retour : « le Chef du Gouvernement vous a instruit de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de la reprise, par la SGS, des activités d’inspection par scanner sur la plateforme portuaire ».

Une situation jugée préoccupante pour l’État

Le ministre reconnaît que des mesures provisoires avaient été mises en place, indiquant : « la Direction Générale des Douanes (DGD) a accepté d’exploiter les images produites par la société TransAtlantic D.SA afin de permettre […] la sortie des conteneurs scannés uniquement par cette entité ». Cependant, ces mesures n’ont pas permis de stabiliser la situation.

Il alerte clairement sur les conséquences économiques : « la situation de confusion perdure, au péril […] de la mobilisation optimale des recettes budgétaires et de la fluidité des opérations du commerce extérieur ». Le ministre précise également un blocage majeur : « aucun conteneur à date n’a été orienté par votre entreprise vers les sites d’opération de la SGS ».

Face à cette situation, la décision est sans ambiguïté : « Aussi, ai-je l’honneur de vous demander de bien vouloir procéder immédiatement au rétablissement de la SGS dans l’intégralité de ses droits ».

Une décision accompagnée d’une ouverture au dialogue

Malgré la fermeté de sa position, le ministre souligne que le gouvernement reste ouvert : « Toutefois, l’Etat reste disposé à examiner […] toutes les préoccupations exprimées par son Instrument, le PAD, sans que cela ne constitue une condition préalable de reprise des activités de la SGS ».

Cette précision confirme que la reprise des opérations de SGS est une priorité immédiate, indépendamment des discussions en cours.

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