« L’amélioration du taux de reconquête du territoire, l’équipement des FDS, témoignent que les contributions sont utilisées de façon correcte » (ministre en charge des Finances, Dr Nacanabo) – BurkinaInfo – Toute l’information du Burkina Faso en temps réel
Cette conférence de presse s’est voulue plus pratique, à travers une projection de film documentaire de 26 minutes sur les réalisations de cet instrument innovant et souverain de financement participatif de l’État, intitulé « Reconquête et renaissance du Burkina Faso : le Fonds de soutien patriotique en action ».
De son lancement en janvier 2023 au 31 décembre 2025, le FSP a mobilisé 496 966 246 105 FCFA, pour une prévision cumulée de 450 000 000 000 FCFA, ce qui correspond à un taux de réalisation de 110,44 %.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, ces fonds sont issus des contributions volontaires et des prélèvements. Tout en rappelant la vocation du FSP, le ministre a salué les efforts consentis par les citoyens burkinabè, indiquant que cette démarche-bilan du gouvernement s’inscrit dans un élan de transparence autour de l’utilisation des ressources récoltées. « Un élément important, et nous en étions conscients depuis le début, c’est la nécessité d’assurer la transparence totale ; les gens veulent s’assurer que leurs contributions sont bien utilisées. Ensuite, il fallait réaliser des résultats, et je pense que l’amélioration du taux de reconquête du territoire, l’équipement au profit des Forces de défense et de sécurité (FDS), témoignent du fait que les contributions sont utilisées de façon correcte. On ne le dit pas souvent, on voit des blindés, des armes…, mais grâce au Fonds de soutien patriotique, nous avons acquis des hélicoptères en 2025 (et ça, aucun partenaire n’allait nous donner de l’argent pour acheter des hélicoptères de combat, donc c’est important à noter). En plus des trois hélicoptères, on a acheté des moteurs d’hélicoptères pour pouvoir réveiller des hélicoptères qui ne fonctionnaient pas », a présenté le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.
De g.vers là d. : Le président du comité de gestion du FSP, Vieux Abdoul Rachid Soulama ; le ministre Nacanabo ; le ministre en charge de la communication, Gilbert Ouédraogo ; le commandant de la BVDP, lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo et le coordinateur du service d’information du gouvernement, Jérémi Sié Koulibaly.
Des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du FSP ?
« Il n’y a pas beaucoup de difficultés, parce qu’il y a un engouement qui est là. Pour la contribution volontaire, il ne peut pas y avoir de difficultés ; puisque les gens viennent volontairement. Nous, notre rôle, c’est de communiquer et de rassurer les gens que leurs ressources sont bien utilisées, pour les amener à contribuer, et je pense que cela se fait comme on l’entendait. À côté, il y a les prélèvements et cela se passe plutôt bien. Mais, on a l’obligation d’assurer la veille ; parce qu’en matière d’impôts, si on dort sur nos lauriers et qu’on ne fait aucun contrôle, ça ne marchera pas. Notre système fiscal est déclaratif ; les gens viennent déclarer, mais l’administration fiscale a l’obligation d’assurer le contrôle fiscal et nos équipes (la Direction générale des impôts, la Douane) le font régulièrement, pour s’assurer que les entreprises qui sont chargées de collecter et reverser, le font correctement. Si ce n’est pas fait, des redressements fiscaux sont opérés », a poursuivi le ministre, rappelant que toutes les entreprises contribuent à hauteur de 2 % de leur bénéfice.

Cette conférence sera suivie, dès début mars, de sorties dans des régions (Bobo-Dioulasso, Gaoua, Fada, Tenkodogo, Ouahigouya et Dédougou), pour rendre compte aux citoyens burkinabè du travail qui est fait. Aussi, le documentaire « Reconquête et renaissance du Burkina Faso : le Fonds de soutien patriotique en action » fera l’objet d’une large diffusion auprès des populations.
O.L.
Lefaso.net
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