Les deux pays ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, via une médiation omanaise, dans un contexte d’intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe, où Washington a dépêché deux porte-avions.
Le président américain “s’étonne” de la position de l’Iran, après l’avoir averti de lourdes conséquences en cas d’échec sur un accord, a déclaré M. Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump.
“Je ne veux pas employer le mot ‘frustré’, parce qu’il sait qu’il a de nombreuses alternatives, mais il se demande pourquoi ils n’ont pas… capitulé”, a-t-il affirmé.
“Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant: ‘Nous affirmons ne pas vouloir l’arme (nucléaire), alors voici ce que nous sommes prêts à faire?’”.
L’émissaire américain a également confirmé qu’il avait rencontré Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, qui n’est pas retourné en Iran depuis la révolution islamique de 1979 ayant renversé la monarchie. “Je l’ai rencontré sur instruction du président”, a-t-il déclaré, sans donner davantage de détails.
L’Iran veut un “accord rapide qui intéresse les deux parties”
Les propos de M. Witkoff interviennent au lendemain des déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirmant vouloir un “accord rapide”, “qui intéresse les deux parties”.
L’Iran et les États-Unis prévoient de nouveaux pourparlers début mars au sujet du programme nucléaire. “Les négociations se poursuivent et il existe une possibilité d’accord provisoire”, a indiqué un haut responsable iranien.
Téhéran et Washington ont tenu mardi dernier un deuxième cycle de pourparlers, sous la médiation du sultanat d’Oman, à l’issue desquels ils sont convenus de poursuivre leurs discussions, tout en soulignant être loin d’avoir rapproché leurs positions.
Les États-Unis ont à plusieurs reprises réclamé que l’Iran renonce à l’enrichissement, et affirmé qu’un accord devait porter aussi sur le programme de missiles balistiques de l’Iran ainsi que son soutien aux groupes armés dans la région hostile à Israël. Téhéran affirme pour sa part ne vouloir discuter que de son programme nucléaire.
Les pays occidentaux, menés par les États-Unis ainsi qu’Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par les experts comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, accusent la République islamique de chercher à se doter de l’arme nucléaire. Téhéran nie nourrir de telles ambitions militaires mais insiste sur son droit à cette technologie à des fins civiles.
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