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Cameroun – Claude le Parisien perd son titre foncier

Coup de tonnerre à Douala : le titre foncier de l’hôtel lié à l’honorable Feutheu Jean Claude, alias Claude le Parisien, vient d’être officiellement annulé. La décision, signée par le ministre des Domaines Henri Eyebe Ayissi après une requête du Cabinet Conseil ATOU, met fin à une bataille foncière vieille de 17 ans autour d’un site stratégique au giratoire Joss. « C’est une décision lourde de conséquences », confie un juriste à Douala. Comment un terrain aussi précieux a-t-il pu être acquis puis retiré ?

Un titre foncier annulé après 17 ans de bataille judiciaire

Le litige concerne le titre foncier n°318/WA attribué à la Société Hôtelière DJEUGA PALACE, associée à Claude le Parisien. Selon l’acte officiel du ministère des Domaines, le terrain situé au cœur de Douala avait été présenté en 2008 comme un domaine national de 2e catégorie, c’est-à-dire supposément libre de toute occupation. Pourtant, les investigations ont révélé qu’il s’agissait en réalité d’une dépendance du domaine ferroviaire de l’ex-REGIFERCAM, protégée par un arrêté datant de 1926.

Cette révélation remet en cause la légalité de toute la procédure d’acquisition. Le Cabinet Conseil ATOU, à l’origine de la requête déposée le 2 février 2025, a dénoncé une concession provisoire devenue définitive dans des conditions contestées. Le ministère a finalement tranché en annulant purement et simplement le titre foncier, une décision rare et lourde de conséquences dans le paysage foncier camerounais.

Un terrain stratégique acquis à un prix dérisoire à Douala

L’affaire devient encore plus sensible lorsqu’on examine les chiffres. Le site concerné couvre une superficie de 1 hectare 35 ares, alors que la concession initiale portait sur seulement 5 314 m². Plus surprenant encore, ce terrain stratégique situé au giratoire Joss, en plein centre de Douala, aurait été acquis pour seulement 29 000 000 FCFA, alors que sa valeur réelle est estimée à plus de 10 milliards FCFA selon des sources foncières.

Cette différence spectaculaire soulève de sérieuses interrogations sur les conditions de la transaction. Pour plusieurs observateurs, la décision du ministre Henri Eyebe Ayissi marque un tournant important dans la gestion des litiges fonciers au Cameroun. « Le domaine public ne peut pas être cédé sans vérification rigoureuse », rappelle une source proche du dossier à Yaoundé.

La décision redonne ainsi à l’État camerounais le contrôle d’un site stratégique, considéré comme un actif résiduel de l’ex-REGIFERCAM.

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