Selon l’armée israélienne, l’Iran a riposté en tirant des missiles en direction d’Israël. Aucun dégât n’a été signalé pour le moment.
“Une importante opération militaire a débuté contre l’Iran”, a déclaré Donald Trump après l’annonce par Israël d’une “frappe préventive”.
Cette opération vise à neutraliser les “menaces imminentes” constituées par le régime iranien, a ajouté le président des États-Unis, qui a affirmé que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa marine, qui fait notamment peser une menace sur le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz, allaient être “anéantis”.
Donald Trump avait fait part vendredi de son insatisfaction quant à l’avancée des négociations sur les programme nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré de son côté que l’opération militaire visait à éliminer une “menace existentielle” pour Israël et à “créer les conditions pour que le peuple iranien puisse prendre son destin en main”, en allusion au renversement du régime des mollahs.
Les agences de presse iraniennes ont fait état de plusieurs explosions à Téhéran et de colonnes de fumée noire s’élevant au-dessus de la capitale, ainsi qu’aux abords de celle-ci. Selon un responsable iranien, plusieurs ministères ont notamment été visés. Des explosions ont été signalées dans d’autres villes, notamment Tabriz, Ispahan, la ville sainte de Qom ou encore la ville portuaire de Bushehr, où se trouve une centrale nucléaire.
Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, sept missiles se sont abattus aux abords du palais présidentiel et de la résidence du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Un responsable iranien a déclaré à Reuters qu’Ali Khamenei n’était pas à Téhéran et qu’il avait été conduit dans un lieu sécurisé.
“L’État d’Israël a lancé une attaque préventive contre l’Iran afin d’éliminer les menaces qui pèsent sur lui”, a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, annonçant cette campagne de bombardement, sans préciser la nature des cibles visées.
ÉTAT D’ALERTE EN ISRAËL
Cette opération, qui fait écho au conflit de douze jours entre Israël et l’Iran en juin dernier, intervient après des avertissements répétés des États-Unis et d’Israël selon lesquels ils frapperaient à nouveau si l’Iran poursuivait ses programmes nucléaires et de missiles balistiques.
Selon un responsable militaire israélien, cette nouvelle campagne de frappes aériennes a été planifiée pendant des mois en coordination avec les États-Unis, et la date de son déclenchement avait été fixée il y a plusieurs semaines.
Les États-Unis ont notamment déployé à cette fin deux porte-avions et leurs escadres dans la région.
“Je ne fais pas cette déclaration à la légère. Le régime iranien cherche à tuer”, a déclaré Donald Trump dans une vidéo diffusée sur Truth Social.
“De courageux héros américains risquent de perdre la vie et nous pourrions déplorer des pertes, comme c’est souvent le cas en temps de guerre, mais nous agissons ainsi, non pas pour le présent, mais pour l’avenir, et c’est une mission noble.”
Donald Trump a enjoint les membres des Gardiens de la révolution islamique à déposer les armes, leur promettant l’immunité. La seule alternative est “une mort certaine”, a-t-il menacé.
Un responsable américain a déclaré à Reuters que les frappes avaient été lancées depuis les airs et la mer et qu’elles allaient sûrement se poursuivre pendant “plusieurs jours”.
Un autre responsable américain a dit à la chaîne CNN que les frappes visaient des “cibles militaires”.
Un responsable iranien a déclaré de son côté à Reuters que Téhéran allait riposter de manière “écrasante” à cette attaque.
L’armée israélienne a déclaré un peu plus tard que des missiles iraniens avaient été tirés en direction d’Israël, où les sirènes d’alerte ont retenti.
Les écoles resteront fermées ce samedi et les Israéliens sont appelés à télétravailler et à éviter les rassemblements publics, a précisé l’armée israélienne.
L’espace aérien israélien est fermé pour tous les vols civils jusqu’à ce que la situation soit jugée sûre, a annoncé l’autorité aéroportuaire israélienne.
L’Iran a également fermé son espace aérien, de même que d’autres pays de la région comme l’Irak et le Koweït.
(Rédigé par les bureaux de Reuters, version française Tangi Salaün)
Reuters 28/02/2026
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