Plus qu’un candidat, il apparaît pour beaucoup comme un technicien du football devenu stratège.
Le 16 avril 2026, les clubs auront donc à trancher. Mais une chose est déjà certaine : si “Kolon” endosse le maillot, c’est avec l’ambition claire de remettre le football malien dans le sens de la victoire.
Un dirigeant forgé sur le terrain
Avant les titres et les fonctions, il y a les faits.
Il est à rappeler que Kolon a été un artisan majeur à la consécration du Stade malien de Bamako pour la Coupe Caf en 2009. Ce qui a permis de prendre la tête des Blancs de Bamako entre 2010 et 2016. Et il a signé l’un des cycles les plus dominants de l’histoire du championnat national :
– 5 titres de champion du Mali
– 3 Coupes du Mali
– une suprématie domestique rarement égalée.
Sous son mandat, le club redevient une machine à gagner. Organisation interne renforcée, stabilité du staff, discipline budgétaire, accompagnement des joueurs : le management sportif redevient une science, pas une improvisation.
Consécration symbolique : en 2015, la Confédération africaine de football distingue le Stade malien de Bamako comme “Légende africaine”. Une reconnaissance continentale qui dépasse le simple palmarès. Ce passage laisse une conviction chez beaucoup d’observateurs : quand Kolon dirige, les résultats suivent.
Une connaissance intime des sélections nationales
Son expérience ne s’arrête pas au football de club.
Déjà passé par la Fémafoot comme premier vice-président, il a eu la charge stratégique des équipes nationales, notamment des Aigles du Mali. Logistique, préparation, sérénité autour du groupe : plusieurs acteurs de l’époque évoquent un climat plus professionnel et mieux structuré. Il ne parle pas du football de loin. Il connaît les vestiaires, les contraintes des joueurs, les réalités du staff technique.
Lors de la dernière Can disputée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, son analyse des équipes de football du Mali a d’ailleurs marqué les esprits : stabilité de l’effectif, continuité du projet sportif, protection des jeunes talents. Un discours de bâtisseur, pas de commentateur.
Un projet solide pour le développement du football malien
Son programme repose sur des axes clairs et concrets :
– Transparence totale dans la gestion de la Fémafoot
– Mettre aux responsabilités des hommes et femmes qui connaissent réellement le football
– Choix rigoureux d’un sélectionneur compétent pour l’équipe nationale A
– Professionnalisation réelle du championnat national
– Réforme du système de transferts des joueurs
– Développement sérieux des sélections de petites catégories
-Mise en place d’un planning structuré et ambitieux pour la 2e division
Le réseau pour soutenir l’ambition sportive
Si son socle est sportif, son envergure dépasse le rectangle vert.
Ancien ambassadeur du Mali aux Émirats Arabes Unis, puis conseiller lors d’Expo 2020 Dubaï, Boukary Sidibé a tissé des relations solides dans les sphères économiques et institutionnelles.
Dans un football moderne où les performances dépendent aussi des moyens financiers, cette capacité à attirer partenaires, sponsors et investisseurs devient un atout stratégique majeur. Car aujourd’hui, gagner ne suffit plus : il faut financer la formation, moderniser les infrastructures, professionnaliser l’administration.
Une crédibilité reconnue au sommet
Son engagement pour le sport lui vaut aussi une reconnaissance officielle. Décoré par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, et salué par d’anciens internationaux, il bénéficie d’une image de dirigeant accessible, discret mais efficace, capable de régler les problèmes loin des projecteurs.
Dans un environnement fédéral souvent miné par les querelles internes, cette capacité à rassembler pourrait peser lourd.
Le moment du choix
A l’heure où la Fémafoot cherche un nouveau cap, deux visions s’opposent : la continuité des pratiques anciennes ou un management axé sur la compétence, la stabilité et la performance. Le profil de Boukary Sidibé coche plusieurs cases rares : expérience de terrain, culture de la gagne, connaissance fédérale, réseau international, et crédibilité morale. Kolon, c’est l’homme qu’il faut pour ce fauteuil de président de la Fémafoot.
El Hadj A.B. HAIDARA
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