
Le journaliste Arnaud Nguefack est décédé le 1er mars 2026 à Yaoundé, à 38 ans. Depuis l’annonce de sa disparition, responsables publics, confrères et proches saluent la mémoire d’un professionnel rigoureux et d’un homme profondément humble.
La nouvelle a foudroyé la presse camerounaise. Dimanche 1er mars 2026, Arnaud Nguefack s’est éteint à l’hôpital général de Yaoundé, des suites d’un malaise. Il n’avait que 38 ans. Quelques jours auparavant, il rassurait encore ses amis après un accident de la circulation. Puis, brutalement, la nouvelle fait le tour des réseaux sociaux. Très vite, les hommages affluent. Cabral Libii, homme politique et président du Pcrn, salue « un journaliste passionné et d’une extrême rigueur professionnelle ». Il évoque un professionnel « humble, respectueux, avenant et courtois », dont la voix et l’exigence « auront contribué à redorer le blason de la presse audiovisuelle ».
À la Mutuelle des Journalistes et Associés du Cameroun, l’émotion est palpable. Son président, Zéphirin Koloko, évoque « une plume courageuse » et « un artisan infatigable de la vérité ». Arnaud Nguefack, commissaire aux comptes de la Mujac, incarnait cette solidarité confraternelle. « Plus qu’une signature, nous perdons un génie des reportages Tv », insiste-t-il, rappelant son engagement constant pour la liberté d’informer.
Les mots deviennent plus personnels encore chez ses confrères. Jean-Bruno Tagne confie : « C’était d’abord un collègue, puis un ami, et enfin un intime. » Bruno Bidjang, bouleversé, écrit : « Tu étais l’un des plus talentueux et des plus professionnels parmi nous. » Tous racontent un homme disponible, exigeant, toujours prêt à soutenir les plus jeunes.
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Voix singulière
Né le 24 août 1987 dans la région de l’Ouest, d’abord formé en comptabilité, Arnaud Nguefack avait choisi sa passion. Celle du journalisme. De Radio Siantou à Sky One Radio, puis Kiss FM, il s’impose finalement à Canal 2 International. Pendant plus d’une décennie, il y devient grand reporter et rédacteur en chef délégué. Sa voix singulière, ses formules percutantes et son obsession du recoupement forgent sa réputation.
«Le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, résume le sentiment général : «journaliste talentueux et professionnel hors pair. Chaque passage sur son plateau était pour moi un véritable challenge, tant son exigence élevait le débat. Je rends hommage à un homme passionné, rigoureux et profondément attaché à son métier ». Aujourd’hui, la profession pleure une voix singulière partie trop tôt.

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