La crise anglophone rattrape l’Europe. La justice belge a annoncé l’arrestation de quatre personnes dans une enquête pour crimes contre l’humanité liés au Cameroun. Les interpellations ont eu lieu dimanche à Londerzeel et à Anvers, avant confirmation mardi par le parquet fédéral belge cité par l’AFP. Trois suspects ont été placés en détention.
Le crimes contre l’humanité au Cameroun s’invite désormais devant les juridictions européennes. Selon les autorités belges, l’enquête vise des activités présumées liées au financement et à l’organisation de la lutte armée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Une enquête sensible hors des frontières
D’après le parquet fédéral belge, de l’argent aurait été collecté pour l’achat d’armes et de munitions, avec des instructions présumées données depuis la Belgique. Les suspects ont été arrêtés lors de perquisitions simultanées. Les identités n’ont pas été rendues publiques.
Depuis 2016, le Cameroun est confronté à un conflit armé dans ses régions anglophones, où des groupes séparatistes revendiquent l’indépendance d’un territoire appelé « Ambazonie ». Selon Human Rights Watch, au moins 6 000 civils ont été tués depuis le début de la crise. À Yaoundé, les autorités suivent de près cette procédure judiciaire internationale aux implications sensibles.
Trois des quatre personnes interpellées ont été incarcérées. L’affaire pourrait ouvrir un nouveau chapitre judiciaire autour de la crise anglophone.
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