Prouesse historique pour l’armée camerounaise. Ce jeudi 5 mars 2026, le général Bède Benoît Eba Eba, Chef d’état-major de l’armée de l’air, a supervisé à la base aérienne 201 de Douala la première grande visite de type C2 jamais réalisée au Cameroun sur un avion de transport tactique C130-H. Entièrement menée par des techniciens camerounais, cette opération est un signal fort envoyé au monde entier. Le Cameroun est-il en train de bâtir une armée de l’air souveraine capable de rivaliser avec les grandes puissances ?
Plus de 3 000 heures de travail pour marquer l’histoire
Le chiffre parle de lui-même : plus de 3 000 heures de travail, des centaines de points de contrôle, une exigence technique absolue. La maintenance lourde de type C2 sur cet aéronef militaire est entièrement assurée par les techniciens de l’armée de l’air camerounaise, avec l’appui du partenaire industriel portugais Aeromec. Une collaboration choisie, pas une dépendance subie.
Le GBA/CEMAA Bède Benoît Eba Eba n’a pas mâché ses mots lors de sa visite à la base aérienne 201 de Douala : « Ce chantier est un acte fort de souveraineté technique et industrielle. » Une déclaration qui résonne comme un avertissement pour ceux qui doutaient des capacités militaro-techniques du Cameroun. Car pendant que certains envoient encore leurs appareils en réparation à l’étranger, Douala fait le travail à domicile.
La fin des travaux est prévue au deuxième trimestre 2026. L’appareil répondra aux normes internationales les plus strictes. Et ce n’est qu’un début : cette étape ouvre officiellement la voie à d’autres visites lourdes programmées sur d’autres aéronefs de la flotte nationale. Le Cameroun ne sous-traite plus — il maîtrise.
Le 5 mars 2026, à Douala, le Cameroun a posé un acte historique : la première maintenance lourde d’un C130-H réalisée en souveraineté totale. Une montée en puissance militaire qui ne s’arrêtera pas là. Pensez-vous que le Cameroun peut devenir une puissance aéronautique militaire en Afrique ?
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