Le débat enfle autour de Camtel, l’opérateur historique des télécommunications. Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent sur les réseaux sociaux pour critiquer la qualité des services et la gestion de l’entreprise publique. Certains observateurs vont plus loin en s’interrogeant sur le rôle du Secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, dans la supervision stratégique de la société. Entre critiques sur la gouvernance et attentes d’un redressement, la question se pose : que se passe-t-il réellement au sein du fleuron technologique national ?
Des critiques sur la gestion de Camtel
Au cœur de la polémique figure la gestion de Camtel, entreprise considérée comme un pilier stratégique du développement numérique national. Certains analystes estiment que malgré d’importants investissements technologiques engagés depuis plusieurs années, les résultats restent en deçà des attentes face à la concurrence des opérateurs privés.
L’histoire récente de l’entreprise rappelle pourtant des ambitions fortes. Dès 2015, Camtel obtient une licence de téléphonie 3G et renforce ses partenariats technologiques avec des groupes internationaux comme Huawei et China Unicom. L’objectif affiché était de positionner l’opérateur public comme un acteur majeur capable de rivaliser avec MTN et Orange.
Mais plusieurs critiques évoquent aujourd’hui un décalage entre les moyens mobilisés et les performances observées sur le terrain.
Le rôle stratégique du SGPR dans le dossier
La question du rôle de Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire général de la Présidence de la République, revient régulièrement dans le débat. Connu pour son influence dans certaines grandes décisions stratégiques concernant les entreprises publiques, il est considéré par certains observateurs comme un acteur clé dans l’orientation de Camtel.
En 2023, face aux pressions de certains bailleurs internationaux qui évoquaient la possibilité d’une privatisation, la Présidence aurait privilégié une autre option : la restructuration de l’entreprise afin de préserver la souveraineté numérique du pays.
Pour plusieurs analystes, la question centrale reste celle de la gouvernance et du management au sein de l’entreprise. Ils estiment que la modernisation du secteur des télécommunications dépendra fortement de la capacité de Camtel à améliorer ses performances et la qualité de ses services.
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