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Justice internationale : le film de Bakary Kanté fait le procès de la CPI à Bamako

« CPI : une Justice universelle sans universalité » est un film documentaire de 38 minutes réalisé par l’historien guinéen Bakary Kanté. Il a été projeté le jeudi 12 mars en avant-première au public malien par l’agence de communication Youri Communication en présence de plusieurs personnalités maliennes.  A travers des images saisissantes et des témoignages poignants, le documentaire Le film fait le procès de la Cour Pénal International (CPI) en interrogeant sur l’impartialité de la justice internationale. Ce qui relance le débat sur l’universalité de la justice internationale.

Tout au long de ses 38 minutes, le documentaire démontre que la justice internationale est une justice à géométrie variable : celle-ci ne s’applique pas de la même manière selon que l’on soit une puissance occidentale ou un dirigeant africain. Un point de vue largement partagé par une partie de l’opinion publique africaine, qui voit en la justice internationale un instrument au service des puissances occidentales.  « C’est un film de conscientisation de tous les Etats africains », a déclaré le directeur général de Youri Communication.

Selon Robert Disssa, il s’agit à travers ce documentaire de montrer que les Etats africains ont mieux à gagner à sortir de la CPI.  C’est dans ce contexte que le responsable de Youri Communication a rappelé le retrait des trois États de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) de la CPI, intervenu le 22 septembre 2025. Une décision fortement appréciée par Nouhoum Sarr, membre du Conseil national de la Transition (CNT), qui au cours des échanges, a indiqué que : « Ce film vient à point nommé pour des Etats qui aspirent à la souveraineté réelle puissent se retirer de cet instrument qui a toujours été au service de l’impérialisme, au service des causes injustes ».

Aboubacar Sidick Fomba, également membre du CNT, a abondé dans le même sens. Pour lui, le retrait des États membres de l’AES traduit la reprise en main de leur souveraineté. Car, souligne-t-il, la question de la justice est une question de souveraineté. Les échanges ont également été marqués par les interventions de l’ancien ministre de la Refondation et des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, ainsi que d’Abderrahmane Maïga et Assane Maguatte Sey, les deux juges maliens ayant participé au documentaire.

La cérémonie a pris fin par la rupture du jeûne, suivie d’une prière collective dirigée par Cheickné Camara, philosophe et promoteur du complexe scolaire « Platon.

Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net

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