l’épouse de Cavaye écartée après son départ du perchoir

Au Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), les changements à l’Assemblée nationale ont des répercussions inattendues. Fadimatou Cavaye Yéguié Djibril, épouse de l’ancien président de l’Assemblée nationale, aurait été écartée de son poste de vice-présidente de cette organisation. Une décision qui intervient directement après le départ de son mari du perchoir, et qui en dit long sur le fonctionnement des cercles d’influence autour du pouvoir à Yaoundé.

Un poste lié au statut de l’époux

Selon des informations rapportées par Popoli Express, la décision aurait été notifiée récemment, sans tambour ni trompette. Fadimatou Cavaye Yéguié quitte ainsi une fonction qu’elle occupait au CERAC, cette organisation para-institutionnelle réputée proche de la Première dame Chantal Biya.

Celle qui lui succède n’est autre que Chantal Datouo, épouse du nouveau président de l’Assemblée nationale. Une coïncidence que personne n’a manqué de relever : la nouvelle vice-présidente du CERAC porte le même prénom que la Première dame, Chantal Biya.

Ce changement illustre une logique bien connue dans les sphères du pouvoir camerounais : certains postes, notamment au sein des organisations féminines proches du palais, semblent fonctionner comme des accessoires du statut politique des époux. Quand le mari monte, la femme suit. Quand il redescend, elle rend les clés.

Un signal fort sur les cercles d’influence

Le CERAC n’est pas une simple association. Fondé dans les années 1990 et gravitant dans l’orbite de la Première dame, il constitue un espace de sociabilité et d’influence pour les épouses des hauts responsables de l’État camerounais. Y siéger, c’est appartenir à un cercle fermé. En être écarté, c’est perdre une partie de sa visibilité institutionnelle.

Cette recomposition intervient dans un contexte plus large de redistribution des cartes à Yaoundé. Cavaye Yéguié Djibril, qui présidait l’Assemblée nationale depuis 33 ans, a cédé sa place lors de la session inaugurale de la nouvelle législature. Son départ a provoqué une série d’ajustements au sein des cercles para-officiels, dont le CERAC est l’un des exemples les plus visibles.

Ce cas relance un débat de fond : les conjointes des responsables camerounais disposent-elles d’une existence institutionnelle propre, ou restent-elles tributaires du parcours politique de leurs maris ? Pour l’instant, la réponse semble claire.

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