Une mise en garde brutale qui secoue les élus
Lors de son discours devant les maires, le général Mandon a estimé que la France devait accepter de perdre ses enfants si elle veut être prête à affronter des menaces futures. Il a insisté sur la nécessité d’une forme de « force d’âme » pour supporter des souffrances, y compris économiques, afin de protéger l’identité et la souveraineté nationales.
Selon lui, la France dispose des moyens techniques, démographiques et économiques pour dissuader un adversaire majeur, mais il manquerait une détermination collective face aux véritables dangers. Il a appelé les maires à relayer ce message dans leurs communes, en les invitant à sensibiliser leurs citoyens à la possibilité d’un affrontement à l’horizon de trois à quatre ans.
Réactions virulentes : LFI, RN… personne n’est épargné
Sur le réseau social X, Jean‑Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a exprimé son opposition complète à ce discours. Selon lui, il n’appartient pas au chef d’état-major d’inciter les élus à se préparer à un conflit, d’autant plus que les sacrifices envisagés seraient la conséquence de décisions diplomatiques sur lesquelles l’armée n’a aucune autorité.
Du côté de l’extrême droite, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a dénoncé sur LCI ces propos comme un « alarmisme ». Il a remis en question le droit du chef des armées à tenir de telles déclarations et a suggéré que celles-ci pourraient refléter une directive présidentielle, ce qui, selon lui, rend la situation encore plus préoccupante.
Ce débat souligne l’attention portée à la parole des chefs militaires en France. La classe politique continue d’évaluer les implications de ces propos, cherchant à équilibrer la préparation nationale et la manière dont elle est présentée aux citoyens.
Source: https://lanouvelletribune.info/
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