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Louis-Marie Kakdeu ► Cameroun à l’arrêt

Plus de 15 000 recours électoraux auraient été déposés après la présidentielle du 12 octobre 2025, un chiffre jamais vu depuis le retour du multipartisme. Dans ce climat déjà étouffant, Louis-Marie Kakdeu, deuxième vice-président national du SDF, a lancé un véritable coup de gueule, affirmant que « le Cameroun est à l’arrêt ». Dans une prise de position rare, il accuse le système d’avoir paralysé le pays et pointe du doigt une société qu’il juge « bloquée par le populisme et l’incivisme ». Ses propos, crus et sans détour, interrogent : jusqu’où ira-t-il dans sa nouvelle bataille politique, et comment les Camerounais réagiront-ils ?

Le cri d’alarme de Kakdeu sur un pays paralysé

Pour Louis-Marie Kakdeu, la situation est claire : « le pays est bloqué, rien ne bouge, et rien ne va bouger ».
Selon lui, le Cameroun fait face à une triple crise : politique, économique et sociale. Il évoque notamment l’absence de budget 2026, qu’il considère comme un signe de faillite nationale.

Il dénonce aussi l’effondrement progressif du secteur privé, « étouffé par les taxes », rappelant que les PME sont censées créer la richesse mais se retrouvent piégées dans un système qui « ne produit plus rien depuis 30 ans ».

Pour lui, cette crise n’est pas seulement institutionnelle, elle est aussi morale et civique.
« On ne construit rien dans le désordre », lâche-t-il, visiblement déterminé.

Un pays fracturé entre “NOUS” et “EUX”

Cameroun blocage politique

L’un des axes centraux de sa sortie est la montée des antagonismes sociaux. Kakdeu parle d’un Cameroun divisé entre le camp du “NOUS” et celui du “EUX”, une fracture qui, selon lui, nourrit la haine.

Il accuse tous les camps — opposition comprise — de participer à cette dérive :
« Chacun accuse l’autre, personne ne regarde sa part de responsabilité. »

Pour illustrer son propos, il cite même un épisode biblique :

« Le peuple-là avait condamné Jésus et avait libéré Barabbas. Le peuple n’a pas toujours raison. »

Ses mots ont choqué certains, mais pour lui, il était temps de « dire la vérité, même si elle dérange ».

Il affirme que les irrégularités électorales ne viennent pas d’un seul camp et que le SDF a déposé un recours dans plus de 15 000 bureaux de vote, une donnée qu’il promet de détailler dans une prochaine publication.

Kakdeu s’attaque à l’incivisme : un combat impopulaire ?

Cameroun crise civique

Louis-Marie Kakdeu dit assumer un combat personnel : rappeler à chaque citoyen ses devoirs.
Selon lui, l’incivisme et le laxisme généralisé ont miné les fondations du pays.

Il cite les mototaxis comme exemple concret :
« Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux qu’ils ont raison d’imposer le désordre urbain. »

Il sait que ce discours ne fait pas plaisir :
« Quitte à n’être jamais élu, je dirai ces choses-là. »

Sa logique : pas de progrès sans discipline, pas de réforme sans sacrifice.
Un positionnement radical, certes, mais qui résonne dans un Cameroun où l’exaspération citoyenne grimpe.

Avec cette sortie, Louis-Marie Kakdeu frappe un grand coup. Son constat est brutal : un pays paralysé, une société fracturée, des responsabilités partagées et une crise morale profonde.
Reste maintenant une question essentielle : les Camerounais sont-ils prêts à entendre cette vérité-là ?

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