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Adresse à la Nation : Le président du Faso décline le bilan 2025 et les grandes priorités de 2026

Le chef de l’État a indiqué que le plateau technique des centres de santé existants a été renforcé, notamment en matière de laboratoires et d’imagerie médicale. Cette amélioration, couplée à la baisse des coûts des prestations, a entraîné une hausse significative du nombre de patients, y compris en provenance des pays voisins. En 2026, de nouveaux centres de santé seront lancés, à l’image de celui du CHU de Pala .

Dans le domaine de l’éducation, le Président a annoncé une mutation progressive du système vers l’enseignement technique et professionnel afin de mieux répondre aux besoins de développement du pays. Plusieurs lycées techniques et centres universitaires verront le jour, tandis que des amphithéâtres et bâtiments pédagogiques sont en cours d’achèvement. La digitalisation de l’enseignement se poursuivra avec le déploiement de serveurs universitaires et de bibliothèques numériques.

Quatre régions ont été dotées de brigades de construction de routes en 2025. Quatre autres le seront en 2026, permettant le lancement de routes nationales, départementales et d’autoroutes. Le capitaine Ibrahim Traoré a également annoncé un changement de modèle d’urbanisation, avec une orientation vers la construction en hauteur afin de mieux gérer l’espace, améliorer l’assainissement et renforcer la salubrité urbaine.

Dans le secteur minier, l’État a engagé un processus de reprise de contrôle des ressources à travers des rachats de mines et la création de structures publiques d’exploitation. Les sorties d’or incontrôlées ont été réduites grâce à de nouveaux mécanismes de contrôle. En matière d’énergie et d’eau, une initiative structurante sera lancée en 2026 pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’électricité, réduire les importations et renforcer l’indépendance énergétique.
Le président a affirmé que le Burkina Faso a atteint l’autosuffisance alimentaire en 2025, grâce à une bonne campagne agricole et aux efforts de soutien de l’État (subventions, semences améliorées, mécanisation).

« 2025 a été une année riche en termes d’agriculture et d’élevage. Nous avons dépassé les objectifs pour plusieurs spéculations. L’autosuffisance alimentaire était un combat de tous les jours que nous menions. Nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025 », s’est-il réjoui. En 2026, l’aménagement des terres reconquises se poursuivra, de même que le développement des retenues d’eau, de la pisciculture, des cultures fourragères et de l’alimentation animale.

Le chef de l’État a souligné la bonne tenue de l’économie nationale, illustrée par le succès des levées de fonds sur le marché régional. La généralisation de la facture électronique certifiée dès janvier 2026 permettra de renforcer la lutte contre la fraude et d’accroître les recettes de l’État.
L’année 2025 a été marquée par l’émergence de nouvelles unités industrielles, notamment dans la transformation des matières premières. En 2026, plusieurs unités entreront en production, en particulier dans le coton, avec l’ambition de réduire les exportations brutes et d’augmenter la valeur ajoutée nationale.

Le Président a annoncé la poursuite de la réforme de la justice, intégrant des mécanismes traditionnels de règlement des conflits et favorisant la réinsertion sociale des détenus. La digitalisation de l’administration et de la justice se poursuivra, avec la création prochaine de « maisons du citoyen » dans les provinces pour faciliter l’accès aux services publics.
« En 2026, nous allons faire en sorte que tous les prisonniers puissent connaître une reconversion. Au lieu de rester inactifs en prison, ils pourront apprendre un métier, se réinsérer dans la société et participer à la construction du pays. Cette nouvelle façon de voir la justice permet que personne ne reste en marge. Que l’on soit libre ou en détention, chacun pourra contribuer à la construction nationale. La digitalisation est essentielle, car aucune lutte contre la corruption n’est possible sans elle », a-t-il indiqué.

Ibrahim Traoré a insisté sur la nécessité de revenir aux valeurs endogènes : intégrité, dignité et patriotisme comme socle du développement. Selon lui, la culture doit jouer un rôle central dans la formation du Burkinabè nouveau.

« Beaucoup d’événements culturels ont eu lieu en 2025 et d’autres auront lieu en 2026. Tous ces projets doivent être axés sur nos valeurs ancestrales afin de forger un Burkinabè nouveau, débarrassé de la corruption et plaçant la patrie au-dessus de tout », a-t-il déclaré.
Sur le plan diplomatique, le Burkina Faso entend poursuivre une politique ouverte mais souveraine, fondée sur le respect mutuel et la défense de la dignité nationale.

« Le Burkina Faso a allumé une lumière et cette lumière doit rester allumée pour toujours. Nous rayonnons à travers le monde et notre diplomatie est très active. Des changements auront lieu certes pour réorganiser le dispositif diplomatique à travers le monde entier parce que la géopolitique nous l’impose et cette réorganisation a déjà commencé en 2025 avec un certain nombre de réajustements dans le traitement des diplomates, mais la réorganisation spatiale à travers le monde entier aura lieu en 2026. Nous allons rediriger notre diplomatie en fonction de la géopolitique qui vient de notre pays. Le Burkina Faso est un pays ouvert pour tous les partenaires sincères, respectueux de notre souveraineté, de notre liberté et de notre dignité, mais le Burkina Faso ne permettra à qui que ce soit, à aucune puissance, de pouvoir nous imposer ce qu’elle souhaite. Voilà pourquoi nous devons continuer partout où nous sommes à faire en sorte que le drapeau du Burkina Faso flotte avec dignité », a-t-il martelé.
Il a enfin félicité la diaspora pour ses efforts en faveur du développement du Burkina Faso.

Lefaso.net

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