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Article 253 Code électoral ► Révélations clés

Beaucoup de Camerounais s’interrogent sur qui peut réellement être candidat aux élections régionales du 30 novembre 2025. Un chiffre interpelle : près de 30 % des agents publics évoqués dans le Code électoral ignorent qu’ils sont frappés d’incompatibilité pendant la durée de leurs fonctions. L’article 253, souvent cité mais rarement lu en détail, vient pourtant rappeler les règles avec une précision implacable.
« Il faut comprendre comment l’État fonctionne, sinon on raconte n’importe quoi », souffle un cadre administratif à Yaoundé.
Alors, qui peut être candidat, et surtout… qui ne le peut pas ?

Ce que dit vraiment l’article 253 du Code électoral

L’article 253 fixe les conditions d’éligibilité et d’incompatibilités pour les candidats au poste de conseiller régional. Une lecture attentive permet de comprendre que le législateur veut garantir la neutralité des agents exerçant des responsabilités sensibles.

D’abord, l’alinéa 1 est clair :
les chefs de circonscription administrative et leurs adjoints ne peuvent être candidats pendant toute la durée de leurs fonctions.
Une règle logique, puisqu’ils supervisent des segments essentiels de l’administration territoriale.

L’alinéa 2 élargit ensuite l’incompatibilité, toujours « pendant la durée des fonctions », à plusieurs catégories stratégiques :

  • personnel de police, gendarmerie et administration pénitentiaire ;
  • fonctionnaires et agents de l’administration régionale ;
  • militaires ;
  • magistrats ;
  • fonctionnaires et agents publics chargés des finances ou de la comptabilité dans la région concernée.

Ces restrictions ne sont pas nouvelles : elles visent à éviter toute confusion entre fonction administrative, autorité hiérarchique et engagement politique.

Pourquoi ces règles sont essentielles en 2025

Dans un contexte post-électoral sensible, certains acteurs tentent d’entretenir la confusion sur la légitimité des régionales. Pourtant, le droit camerounais est clair : l’impartialité du processus repose sur la séparation des rôles.

Comme l’explique un expert du ministère de la Décentralisation :
« On ne peut pas être à la fois gestionnaire de la sécurité publique et candidat politique, ce n’est pas du jeu. Le Code électoral protège les institutions. »

Du côté des observateurs, la consigne est la même : respecter la loi, éviter les interprétations douteuses, et ne pas instrumenter l’opinion.
Le gouvernement, lui, poursuit la mise en œuvre de la décentralisation, conformément à la Constitution et aux engagements du Président de la République.

Pour les électeurs comme pour les partis, l’enjeu est simple : participer dans un cadre légal clair, loin des polémiques inutiles.

L’article 253 ne laisse aucune zone grise : certains fonctionnaires doivent choisir entre rester en fonction ou démissionner pour se présenter. Une exigence de stabilité institutionnelle, surtout à l’approche des régionales.
À l’heure où les débats s’enflamment sur les réseaux sociaux, la vraie question demeure : sommes-nous prêts à respecter le droit avant de discuter du reste ?

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