L’assassinat de Marie-Lou Mballa secoue Yaoundé et provoque une onde de choc. Cadre de la Banque des États de l’Afrique centrale, la jeune femme a été retrouvée morte dans sa résidence du Complexe BEAC, lors d’un séjour au Cameroun. Très vite, des rumeurs ont circulé, visant Sylvestre Ngouchinghe, patron de Congelcam. Une « grave salissure », dénoncent ses proches. Que cherche-t-on à installer dans l’opinion ?
Rumeurs, démentis et enquête en cours
Selon les premiers éléments d’enquête, le ou les auteurs auraient occupé la résidence pendant plusieurs heures avant le passage à l’acte. L’affaire, traitée par les autorités compétentes à Yaoundé, a rapidement quitté le terrain judiciaire pour celui de la rumeur. Un prétendu conflit foncier est évoqué par certains, allant jusqu’à réclamer la levée d’une immunité parlementaire — sans qu’aucun acte officiel ne l’étaye.
L’entourage du dirigeant de Congelcam rejette catégoriquement ces accusations. « C’est une cabale », martèle un proche, rappelant que l’homme d’affaires dispose d’un patrimoine conséquent et n’aurait « aucun mobile » pour un tel crime. Des sources proches du dossier indiquent que les faits établis à ce stade ne l’incriminent pas, et que la diffusion d’allégations non fondées pourrait exposer leurs auteurs à des poursuites.
Dans un contexte émotionnel fort, les autorités appellent à la retenue. L’enquête se poursuit pour identifier les responsables et établir la vérité, loin des pressions et des procès d’intention.
L’affaire Marie-Lou Mballa exige vérité et responsabilité. Entre rumeurs et démentis, seule l’enquête judiciaire fera foi. Les spéculations peuvent-elles aider la justice, ou ne font-elles qu’aggraver la douleur des familles ?
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