
Les présumés auteurs du meurtre d’un vendeur de cacao à Bafia ont été interpellés par la police le 14 janvier 2026. L’enquête met en cause un proche de la victime, tandis que les 10 millions de francs CFA volés demeurent introuvables.
La police camerounaise a annoncé l’arrestation des présumés auteurs du meurtre de M. Ayangma, alias Jojo, vendeur de cacao à Bafia, dans la région du Centre, le 14 janvier 2026. L’affaire avait bouleversé la tranquillité de cette ville du département du Mbam-et-Inoubou depuis le début du mois de janvier.
Les faits remontent au 3 janvier 2026, lorsqu’Ayangma revenait d’une réunion de tontine de cacaoculteurs, au cours de laquelle il avait reçu la somme de 10 millions de francs Cfa, destinée à un projet professionnel.
Selon les informations rapportées, la victime n’aura ni le temps de sécuriser cet argent ni de l’utiliser. Dans la soirée, des assaillants font irruption à son domicile et l’abattent devant sa famille, paniquée et profondément troublée. Les agresseurs emportent la totalité de la somme avant de prendre la fuite.
Une enquête rapide et des révélations troublantes
Face à l’émoi suscité par ce crime, les forces de sécurité ouvrent immédiatement une enquête. Les investigations aboutissent à des résultats jugés satisfaisants, avec l’arrestation de plusieurs suspects présentés comme les auteurs présumés du meurtre.
Mais l’affaire prend une tournure encore plus troublante lorsqu’il apparaît qu’un cousin de la victime figure parmi les accusés. Selon les enquêteurs, Mougnol Honoré, 36 ans, aurait joué un rôle clé en recrutant les autres malfaiteurs pour dépouiller son propre parent.
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Les autres suspects interpellés sont Ibrahim Moussa (30 ans), Ibrahim Adamou (28 ans) et Souleman Adamou (31 ans). Tous sont actuellement entre les mains des forces de l’ordre et devront répondre de leurs actes devant la justice.
La destination des 10 millions inconnue.
À ce stade de l’enquête, la destination des 10 millions de francs Cfa demeure inconnue. Aucun des suspects n’a encore permis de localiser cette somme, issue de l’effort collectif des cacaoculteurs et symbole d’un espoir professionnel brutalement brisé.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité des acteurs du secteur agricole, souvent porteurs de liquidités importantes, et sur les dérives criminelles liées à l’appât du gain. À Bafia, la population espère désormais que justice sera rendue et que toute la lumière sera faite sur ce drame.

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