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Boubacar G. Guindo, President Local Du CNJ-Hippodrome : « Bonne conduite et de bons comportements »

« Depuis le début de la crise, la jeunesse a décidé de ne pas rester en marge et de faire tout ce qu’elle peut pour atténuer la situation. Dès lors, le bureau du Conseil national de la jeunesse (CNJ), a entamé des réflexions sur la question. Nous avons compris que beaucoup de stations sont fermées et lorsqu’il y a du carburant, la demande est très forte car beaucoup demandent du carburant en même temps. Nous avons décidé d’être là pour aider à l’organisation.

Nous ne sommes pas seuls. Il y a la protection civile et la police nationale. Nous avons fait des grandes rencontres à travers le CNJ avec des directions nationales d’abord. A l’Hippodrome, nous avons rencontré les deux commissariats de la Commune II.

A chaque fois que nous avons des idées ou que nous avons des difficultés, nous nous approchons de ces responsables pour discuter et trouver des solutions. Il y a eu un moment où il y avait un mélange entre les policiers et les civils et des gens qui venaient prendre dans des bidons et à plusieurs reprises. Les civils et les policiers ont été séparés.

Le remplissage des bidons est interdit et c’est conditionné à une autorisation de la direction nationale du Commerce et de la Concurrence.

Les escortes militaires continuent. Le problème, c’est à notre niveau. Si on s’organise mieux et que chacun essaie d’être sobre, nous allons voir que tout va bien se passer. Mais il faut que les gens aient des bons comportements.

Chacun d’entre nous doit apporter sa pierre à la construction de l’édifice nationale. Beaucoup de gens pensent que seuls les militaires doivent défendre le pays or, si un pays est en guerre à un certain niveau, nous sommes tous des soldats. Il faut changer nos comportements ».

K. C.

 

LAMINE COULIBALY

Le mécène de l’essence

Au moment où certains essaient tous les moyens de spéculation sur le carburant pour faire fortune, Lamine Coulibaly, ce jeune fonctionnaire de l’Etat, agent de la direction nationale du développement social fait du mécénat. L’essence, il donne gratuitement.

 

« Au tout début de la crise, je suis une fois tombé en panne sèche à moto. C’est quelqu’un d’autre qui m’a aidé afin que je puisse rentrer à la maison. La personne m’a donné un peu de carburant, la quantité suffisante pour que je rejoigne chez moi à Sikoroni en Commune II », a confié Lamine Coulibaly.

« Ensuite j’ai vu certaines personnes faire la même chose sur les réseaux sociaux. Dès lors, j’ai décidé d’apporter ma petite aide aux gens », a-t-il poursuivi.

Depuis lors, à chaque occasion, Lamine Coulibaly fait le plein de sa moto qui peut contenir jusqu’à 12 litres. Et il garde juste la quantité nécessaire pour lui permettre d’aller travailler quelques jours. Le reste, à peu près 10 litres, il le met dans des petites bouteilles, pour les offrir à des gens à panne sèche qu’il croise sur son chemin.

« Je viens aussi dans les stations, je demande seulement ceux qui veulent rentrer chez eux et qui n’ont pas d’essence, je leur donne un peu pour leur permettre de rentrer à la maison », a-t-il raconté et rassure qu’il vérifie le réservoir et donne selon la distance.

Lamine Coulibaly ne bénéficie d’aucun appui de qui que ce soit et fait cette œuvre caritative avec son salaire. Nous l’avons croisé criant : « Qui a besoin d’essence pour rentrer chez lui. Je dis juste chez lui et je vérifie le réservoir ? Qui ? », répétait Lamine Coulibaly, tenant dans sa main, une bouteille d’eau minérale remplie d’essence.

Koureichy Cissé

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