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Burkina Faso/Synthèse du compte rendu du conseil des ministres du 29 janvier 2026

Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution des

partis et formations politiques.

En 2022, le répertoire de suivi des partis et formations politiques enregistrait

209 partis et 12 formations politiques. Cependant, lors des consultations

électorales du 22 novembre 2020, seulement 125 partis et formations politiques

ont présenté des candidats et uniquement 15 ont obtenu au moins un siège à

l’Assemblée nationale avec un taux de participation global de 49,66%.

Cet état de fait révèle un système partisan basé sur un multipartisme illimité

doublé d’un faible ancrage territorial qui ne répond pas aux attentes des

Burkinabè. En outre, les partis et formations politiques peinent à mobiliser le

citoyen burkinabè, toute chose qui dénote d’une faillite à leur mission

constitutionnelle.

En effet, le système partisan tel que mis en œuvre a contribué à diviser les

citoyens, à fragiliser le tissu social, à mettre à mal le vivre-ensemble et à créer

un développement déséquilibré du territoire. Fort de ce constat et en raison des

actions subversives de certains acteurs politiques, les activités des partis et

formations politiques ont été suspendues le 30 septembre 2022.

Par ailleurs, la dissolution des partis et formations politiques et la refondation du

système partisan ont constitué des attentes fortes exprimées dans le rapport

général de l’Assemblée législative de Transition, issu des journées d’échanges

avec les forces vives des régions sur les réformes politiques, institutionnelles et

administratives de la Transition, adopté le 22 septembre 2023.

Il apparait donc clairement que le système partisan en cours imposé par le colon

et entretenu par le néocolonialisme, en déphasage total avec nos réalités

socioculturelles, a contribué à pervertir notre mode de gouvernance publique.

C’est pourquoi, dans le contexte actuel de refondation de l’Etat, la dissolution

des partis et formations politiques en vue d’un meilleur encadrement du système

partisan s’avère indispensable.

Cette dissolution va permettre d’affiner le choix politique et les idéaux de la

Révolution progressiste populaire.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution des partis et formations

politiques.

Le second rapport est relatif à un projet de loi portant abrogation de la loi

n°032-2001/AN du 29 novembre 2001 portant charte des partis et formations

politiques au Burkina Faso, de la loi n°008-2009/AN du 14 avril 2009 portant

financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et

de la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique

ainsi que son modificatif n°2013/AN du 17 décembre 2013.

Ces différents textes ont favorisé une prolifération de partis et formations

politiques sans idéologie ni représentativité significative, ni ancrage social et

territorial, contribuant ainsi à la perte de confiance des citoyens envers les

institutions politiques.

En outre, l’application de ces textes, pendant plusieurs années après l’adoption

du multipartisme intégral, a révélé leur inadéquation avec les aspirations

profondes du peuple, les enjeux sécuritaires et institutionnels ainsi que les

exigences actuelles de refondation de l’Etat, de renforcement de l’unité

nationale et de réduction du train de vie de l’Etat.

Par ailleurs, l’incapacité des partis et formations politiques à remplir leurs

missions et la volonté affirmée du Gouvernement à refonder l’Etat, ont conduit à

la suspension de leurs activités le 30 septembre 2022.

Au regard de ce qui précède, l’abrogation de ces textes constitue un préalable

indispensable à l’élaboration d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités

socio-culturelles. Elle permet d’ouvrir la voie à une réforme du mode de

gouvernance politique au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à

l’Assemblée législative de Transition


Ministère de l’Economie et des finances

Adoption d’un rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation

d’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la société

AIR BURKINA SA et son érection en société d’Etat.

La compagnie AIR BURKINA connait depuis plusieurs années des difficultés

financières et opérationnelles, affectant durablement sa capacité d’exploitation

et sa situation patrimoniale. Face à cette situation, l’Etat burkinabè a décidé

d’engager un processus de restructuration.

Ainsi, le 24 septembre 2024, l’Etat a sollicité et obtenu d’un particulier, alors

détenteur de cent onze (111) actions correspondant à 1% du capital social de la

société, la cession de l’intégralité de ses actions pour un (01) franc symbolique.

A l’issue de cette opération, l’Etat burkinabè est devenu actionnaire unique de la

société AIR BURKINA SA, faisant d’elle désormais une société d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de régulariser l’acquisition des actions cédées,

en consacrant l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social

de AIR BURKINA, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.


Adoption d’un rapport relatif à l’adoption du Plan RELANCE, nouveau

référentiel de développement 2026-2030.

En application des dispositions de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018

portant pilotage et gestion du développement, le Burkina Faso doit élaborer tous

les cinq ans, un référentiel national de développement qui détermine les priorités

de développement en cohérence avec la vision nationale de développement à

long terme.

Le Plan RELANCE 2026-2030 capitalise les leçons tirées de la mise en œuvre

des référentiels antérieurs ainsi que des politiques et stratégies sectorielles en

cours. Il a aussi pour fondement les missions inscrites dans la Charte de la

Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024, les choix

opérés pour la conduite de la Révolution progressiste populaire (RPP), les politiques sectorielles et les aspirations exprimées par les Burkinabè lors de l’élaboration de l’Etude nationale prospective (ENP) « Burkina 2060 ».

La vision du Plan RELANCE 2026-2030 est de faire du « Burkina Faso, une

nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et

durable au service du bien-être de tous ».

Pour sa concrétisation, quatre (04) piliers d’intervention ont été retenus. Il s’agit du :

Pilier 1 « consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix » ;

Pilier 2 « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance » ;

Pilier 3 « développer le capital humain » ;

Pilier 4 « développer les infrastructures et transformer durablement

l’économie ».

L’adoption de ce rapport permet de doter le Burkina Faso d’un nouveau

référentiel de développement, le Plan RELANCE 2026-2030.

Adoption d’un rapport à un projet de décret portant dissolution du

Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Cette dissolution participe de la rationalisation des structures publiques et de

l’optimisation de l’action gouvernementale. La mission du FSR-B est transférée

au ministère de l’Economie et des finances désormais en charge des collectes de

fonds destinés à la construction et à l’entretien des routes.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution du Fonds spécial routier du

Burkina.


Adoption d’un rapport est relatif à un projet de décret portant création de

l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB).

La situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso impose une adaptation

constante des capacités de défense et de protection du territoire national.

La création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB)

apparait comme une réponse structurelle, pérenne et stratégique aux défis

sécuritaires et de développement auxquels notre pays est confronté.

L’ISAB sera chargé d’assurer entre autres :

la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation militaire ;

la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation civile ;

la formation des experts et des cadres dans le domaine de l’aviation ;

le développement d’actions de coopération internationale et de partenariats

dans le domaine des métiers de l’aviation et de la recherche universitaire.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut supérieur de

l’aéronautique de Bobo-Dioulasso.

Communications orales

Ministère de l’Economie et des finances

La première communication fait le bilan des résultats de l’opération

spéciale de constat de mise en valeur des parcelles de la zone SONATUR

à Ouaga 2000 qui s’est déroulée du 1er au 29 août 2024 et du 9 juillet au

16 septembre 2025.

Cette opération avait pour objectifs entre autres, de vérifier l’état de mise en

valeur des parcelles attribuées dans les sites SONATUR de Ouaga 2000 et de

Komsilga et de dresser un état statistique des parcelles nues, mises en valeur ou

insuffisamment mises en valeur.

La première phase a permis d’identifier 2 654 parcelles nues et 3 407 parcelles

insuffisamment mises en valeur. Quant à la seconde, elle a permis de recenser

522 parcelles nues, 1 184 parcelles insuffisamment mises en valeur et 17

parcelles inaccessibles pour le constat.

Cette opération a permis d’obtenir une photographie claire de l’état d’occupation

et de mise en valeur des parcelles sur les deux sites. Elle a eu pour incidence

d’accélérer ou de faire aboutir certains investissements en souffrance ;


La seconde communication fait la situation de mise en œuvre du Fonds

de soutien patriotique (FSP).

La situation financière du Fonds fait le point des encaissements et dresse la

situation d’exécution des dépenses au 31 décembre 2025.

Sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, les encaissements toutes

sources confondues se sont établis à 222 242 126 293 F CFA, représentant

148,16% de l’objectif annuel de recouvrement fixé à 150 000 000 000 F CFA.

Cette performance traduit une amélioration significative par rapport à l’exercice

2024, au cours duquel les encaissements cumulés, arrêtés au 31 décembre

s’élevaient à 175 685 084 312 F CFA, soit une progression de 26,50%.

A la même date, le cumul des dépenses engagées s’élève à 276 087 509 961

F CFA pour des prévisions de dépenses arrêtées pour la période de janvier à

décembre 2025, à 277 957 141 633 F CFA. Ce niveau d’exécution correspond à

un taux d’engagements de 99,33%.

Au titre du quatrième trimestre 2025, les recouvrements ont atteint

79 638 596 875 F CFA, en hausse de 55,85% par rapport au trimestre précédent.

Cette dynamique est principalement imputable au virement des ressources

affectées du Fonds minier de développement (FMD), pour un montant

39 468 315 582 F CFA, représentant 49,56% des encaissements de la période.


Ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme

Communication relative à la tenue des Semaines régionales

de la culture (SRC) 2025 en prélude de la 22e édition de la Semaine nationale de

la culture (SNC Bobo 2026).

Les SRC se sont tenues du 06 septembre au 11 novembre 2025 sur l’ensemble

des 14 régions culturelles du Burkina Faso ainsi que dans 03 pays de la diaspora

(Côte d’Ivoire, Mali et Niger).

En termes de bilan, les SRC ont enregistré 1 874 troupes inscrites contre 1 657

troupes à l’édition de 2023. Cette progression confirme l’engouement croissant

des acteurs culturels et des populations autour de la Semaine nationale de la

culture.

A l’issue des compétitions, 128 troupes et ensembles artistiques

(Arts du spectacle), 28 artistes (Arts plastiques), 112 œuvres (Littérature),

49 candidats (Art culinaire) et 431 sportifs (Sport traditionnel) ont été retenus

pour prendre part au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) de la

SNC Bobo 2026. La diaspora sera représentée avec 70 artistes toutes disciplines

confondues.

La 22e édition de la Semaine nationale de la culture est prévue du 25 avril au

02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Culture, jeunesse et

transmission des valeurs sociales »



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