Le week-end dernier, certains quartiers de la capitale ont frôlé les 24 heures sans électricité, une situation que beaucoup pensaient pourtant appartenir au passé. Aujourd’hui, Bamako semble replonger dans une crise énergétique marquée par des délestages sévères. Dans plusieurs zones, les habitants ne disposent que de trois à cinq heures de courant par jour, et il arrive que les coupures dépassent parfois une journée entière.
Cette réalité surprend d’autant plus que, ces derniers mois, les autorités avaient laissé entendre que la situation était sous contrôle. Face à cette nouvelle détérioration, de nombreuses interrogations émergent au sein de la population.
Certains observateurs rappellent que l’arrivée de l’ancien ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, avait été suivie d’une amélioration notable de la fourniture d’électricité, apportant un certain soulagement aux ménages. Depuis son départ du gouvernement, beaucoup estiment cependant que la situation s’est progressivement détériorée.
Au grin, la question revient avec insistance : pourquoi un changement de ministre est-il intervenu alors que des progrès semblaient visibles ? Pour les participants, cette instabilité dans la fourniture d’électricité — parfois acceptable un jour, puis critique le lendemain — ne peut plus durer. Ils appellent ainsi à la mise en place de solutions durables afin de mettre définitivement fin à cette crise énergétique qui affecte lourdement le quotidien des populations.
Ibrahima Ndiaye
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